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Les banques s’opposent à la surtaxe de Québec

18 décembre 2014 | La rédaction | Commenter

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L’Association des banquiers canadiens (ABC) s’active en coulisses pour tenter de faire reculer le gouvernement Couillard sur les nouvelles hausses de taxes imposées aux institutions financières, rapporte La Presse canadienne.

L’organisme, qui représente une soixantaine de membres, vient en effet de modifier son inscription en ce sens au Registre des lobbyistes du Québec.

Par des représentations auprès de l’Assemblée nationale et du ministère des Finances, il souhaite faire « éliminer la hausse temporaire sur la surtaxe temporaire imposée sur les salaires payés par les banques et autres institutions financières ».

« Taxe sur les emplois »

« Cette augmentation de la surtaxe temporaire sur les salaires payés par les banques demeure une taxe sur les emplois […] bancaires au Québec, et, donc, sur la création d’emplois dans la province », indique l’inscription.

La mise à jour économique présentée le 2 décembre dernier prévoyait, entre autres, que cette taxe temporaire sur la masse salariale passerait de 2,2 % à 3,52 %.

Selon le ministre des Finances, Carlos Leitao, l’augmentation de la surtaxe temporaire devrait rapporter 42 millions de dollars en 2014-2015, 125 millions en 2015-2016 et 129 millions pour l’exercice 2016-2017.

Lobbyisme

Le démarchage de l’ABC se ferait, entre autres, par l’entremise de « rencontres, communications écrites et appels téléphoniques », est-il écrit dans les inscriptions. Deux personnes sont inscrites comme lobbyistes : son président, Terry Campbell, et son directeur général pour la direction du Québec, Éric Prud’homme.

Questionnée par la Presse canadienne sur la modification de son inscription au Registre des lobbyistes, l’Association a refusé de commenter, affirmant qu’elle n’accordait pas d’entrevue à ce sujet.

Elle s’est contentée de renvoyer sa déclaration publiée à la suite du dépôt de la mise à jour économique, qui indique qu’elle doit « d’abord étudier les mesures fiscales […] afin d’en comprendre pleinement les conséquences ».

Coût pour Desjardins : 50 millions de dollars

L’ABC rappelle que les banques emploient plus de 45 880 personnes au Québec et qu’un « secteur bancaire solide et stable est important pour l’économie québécoise ».

« Nous croyons que les impôts sur les sociétés doivent être neutres dans leur portée et ne pas viser un secteur plutôt qu’un autre », estimait-elle dans une déclaration publiée au début du mois.

Desjardins a déjà fait savoir que le contenu de la mise à jour économique du ministre Leitao entraînerait des dépenses supplémentaires de plus de 50 millions par an, dont 32 millions pour l’augmentation de la taxe temporaire sur la masse salariale. Comme cela affectera sa rentabilité, le Mouvement n’écarte pas la possibilité de réviser à la baisse le montant des ristournes versées aux épargnants.

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