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Économie

Les bas taux d’intérêt coûtent au pays

17 mai 2013 | La rédaction

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Les mesures mises en place par les banques centrales afin de rétablir les marchés et de stimuler l’activité économique ont probablement sauvé la planète d’une catastrophe économique.

Cependant, elles ne vont pas sans coûts potentiels, dit la Banque du Canada dans sa Revue 2013. « Si l’on considère les difficultés que peuvent poser le grossissement important de la taille du bilan des banques centrales et le retrait, à terme, de ces politiques, ainsi que les vulnérabilités susceptibles de découler d’une détente monétaire prolongée », prévient la banque centrale canadienne.

La récession qui a suivi la crise financière et économique de 2007- 2009 a poussé les banques à adopter des politiques inédites, notamment en abaissant à près de zéro les taux directeurs et en recourant à des mesures de politique monétaire non traditionnelles. Ces initiatives, globalement, ont produit des résultats probants.

Toutefois, un désengagement prématuré « nuirait à la reprise, alors qu’un dénouement trop lent de ces mesures entraînerait un excès de liquidité et alimenterait les tensions inflationnistes », prévient la Banque du Canada.

Elle souligne que la réussite de ces plans de sauvetage s’est faite en partie sur le dos des épargnants, en poussant à la baisse les rendements des titres à revenu fixe et les intérêts des instrument à capital garanti.

La Banque du Canada analyse les politiques monétaires qu’ont adoptées les régions plus durement touchées par la crise financière, à savoir l’Europe, les États-Unis et le Japon. Ces États, on le sait, ont implanté des mesures dites d’assouplissement quantitatif qui consistent à augmenter significativement l’offre d’argent par le biais d’une diminution marquée des taux d’intérêt.

La Canada n’a pas eu besoin d’emprunter cette voie, bien qu’il ait réduit son taux directeur à un plancher historique en 2009.

La Banque du Canada n’indique pas quand elle mettra fin à sa politique accommodante. Elle admet toutefois que, après cinq ans de bas taux d’intérêt, certains risques doivent être considérés. Ainsi, lorsque les taux commenceront à monter comment réagira l’économie, habituée à du crédit facile? Qu’adviendra-t-il alors des actifs à risque que la Banque du Canada a pris en charge lors de la crise financière? Subira-t-on une forte poussée de l’inflation?

La banque centrale ne répond pas à ces questions. Elle ne fait que les poser. Et elle défend son bilan. Dans l’ensemble, dit-elle, les recherches montrent que sa politique monétaire a été – et demeure – efficace, puisqu’elle a aidé à atténuer les problèmes les plus criants et à soutenir la reprise. « Si les autorités n’avaient pas agi, la situation économique aurait été bien pire encore », conclut la Banque du Canada.

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