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Les biens de consommation de base : une valeur sûre
Deuxième partie

17 mars 2014 | Bryan Borzykowski | Commenter

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Où se trouvent les bonnes occasions ?

Pour trouver de bonnes occasions dans ce secteur, les conseillers en placement doivent repérer les titres à acheter sur une base individuelle. Commencez à l’extérieur du Canada puisque les biens de consommation de base ne composent que 2,8 % du marché intérieur et, bien qu’il y ait de grands noms, comme Sobeys et Loblaw, ce secteur concurrentiel fait en sorte que les options de placement offertes au pays sont coûteuses.

Brian Madden suggère d’éviter les grossistes canadiens, puisque la concurrence exacerbée par la présence de sociétés telles que Walmart, Target et autres exerce une pression sur les marges. « Je m’attends à ce que les marges du BAIIA des grossistes canadiens, qui se situent actuellement à environ 7 %, rétrécissent petit à petit pour atteindre un taux plus près des 4 % comme on connaît aux États-Unis. »

Le sous-secteur des boissons est aussi à aborder avec prudence, selon Naveed Rahman, gestionnaire de portefeuille institutionnel à Fidelity Management & Research Company.

Plusieurs sociétés de ce secteur – qu’il s’agisse de boissons alcoolisées ou non alcoolisées – semblent actuellement être à leur pleine valorisation. Les titres de Coca-Cola et de Anheuser-Busch InBev, par exemple, se négociaient à 19 fois les benéfices prévus en juin 2013. « Leur prix n’est pas si raisonnable que ça », affirme-t-il, mais puisque ce sous-secteur constitue une part importante des biens de consommation de base, il est judicieux de conserver quelques titres.

Les meilleurs titres comportent une exposition internationale, affirme Matt Quinlan, gestionnaire de portefeuille à Franklin Equity Group.

« Habituellement, les entreprises qui offrent des biens de consommation de base sont des multinationales, contrairement aux détaillants », dit-il. Les ventes en Amérique du Nord croissent habituellement à un taux inférieur à 5 %, alors que les ventes dans les marchés émergents ont tendance à s’accroître de plus de 5 %.

L’essor de la classe moyenne et l’augmentation des niveaux de revenu dans les marchés émergents ont un effet positif sur la demande de plusieurs biens de consommation de base.

C’est pourquoi M. Madden aime le secteur du tabac. Même si moins de gens fument en Amérique du Nord, le tabac est toujours considéré comme un bien de consommation de base puisque peu de gens cessent de fumer pour économiser de l’argent. La demande augmente également dans les marchés émergents et un grand nombre de personnes recherchent des produits de marque.

La British American Tobacco, établie à Londres, plaît à Rahman puisqu’environ 70 % des bénéfices de la société découlent de ses activités dans les pays en développement, même si les Nord-Américains ont tendance à croire que ce secteur est en déclin.

De façon générale, les sociétés qui offrent le meilleur potentiel d’appréciation sont des multinationales avec une exposition internationale, affirme Mme Yang. Il faut également rechercher des sociétés dont les dividendes croissent d’année en année – signe que les flux de trésorerie augmentent –, qui sont peu endettées et bien dirigées.

L’évaluation est bien sûr importante, mais quoi qu’il arrive, les biens de consommation de base auront toujours leur place dans un portefeuille, surtout dans le contexte actuel où les clients sont réticents à prendre des risques. « Ces sociétés ont les qualités qu’on recherche en période de prospérité comme en période de ralentissement, affirme-t-elle. Ça ne changera pas. »

Bryan Borzykowski est rédacteur financier à Toronto.

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