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Les Canadiens doivent investir à l’étranger, clame Templeton

27 juillet 2007 | Commenter

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« Comme l’histoire se répète souvent, l’adage selon lequel les choses sont différentes cette fois-ci peut s’avérer coûteux. Les rendements élevés produits par les marchés canadiens ne peuvent pas durer éternellement. »

Voilà le message qu’ont lancé jeudi dernier cinq gestionnaires de portefeuilles de la société Placements Franklin Templeton.

Selon eux, le marché canadien surchauffe et expose les investisseurs qui y sont fortement concentrés à des risques élevés. Le temps serait donc venu de se tourner vers l’étranger pour « engranger des gains dans l’avenir ».

Lisa Myers, gestionnaire principale du fonds de croissance Templeton estime que les évaluations à l’extérieur du Canada sont extrêmement intéressantes. Elle rappelle que les titres d’un nombre croissant de sociétés américaines de premier ordre et bien connues se négocient à des multiples attrayants. Microsoft, General Electric et Time Warner, par exemple, ont réussi à accroître leurs produits d’exploitation, à réduire leurs dettes et à augmenter leurs revenus provenant de l’étranger. Actuellement, leurs titres se négocient à rabais.

Pour sa part, Jeffrey Everett croit que la conjoncture est bonne pour les marchés européens. Le gestionnaire principal du fonds Catégorie de société européenne Templeton trouve que les vieilles sociétés représentatives de la vieille Europe, comme Siemens AG, sont devenues des protagonistes internationaux de premier plan tandis que de nouvelles sociétés, telles que Vestas Wind Systems AS, innovent sur le plan mondial. « La fusion d’un certain nombre de facteurs crée un environnement favorable à la croissance. En effet, les taux d’intérêt sont faibles, les impôts des sociétés diminuent et les produits d’exploitation se renforcent », a indiqué Jeffrey Everett.

Templeton dit dénicher encore de la valeur sur les marchés émergents d’Asie, particulièrement ceux de la Chine, de Taiwan et de Corée du Sud. Le Fonds international d’actions Templeton, géré par Don Reed, est surpondéré dans les secteurs des biens de consommation discrétionnaires et des télécommunications.

Enfin, la méthode ascendante axée sur la valeur des Fonds de la série Mutual permet de découvrir des possibilités, autant dans les marchés haussiers que dans les marchés baissiers ou stables. Les gestionnaires des Fonds Mutual ne courent pas de risque et investissent dans des sociétés dont la valeur intrinsèque est sous-évaluée « afin d’offrir une protection à long terme aux investisseurs », a souligné Templeton.

Faut-il pour autant laisser tomber le Canada? Templeton n’est pas aussi catégorique. Comme il est probable que les rendements ne seront pas très élevés, l’équipe de gestion des Fonds Bissett conserve un portefeuille bien diversifié et privilégie les actions qui versent les meilleurs dividendes.

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