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Les Canadiens empruntent toujours plus

5 mars 2015 | La rédaction | Commenter

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Les consommateurs canadiens continuent de voir leur dette augmenter, et ce, en dépit de l’incertitude provoquée par l’effondrement des prix du pétrole, selon un rapport (en anglais) d’Equifax Canada.

L’organisme de surveillance de crédit souligne que la dette à la consommation, incluant les hypothèques, atteignait 1 529 G$ à la fin de 2014, soit une hausse de 7,7 % sur un an, essentiellement à cause des prêts à tempérament et des prêts automobiles.

En comparaison avec la période correspondante pour 2013, Equifax estime que l’accroissement de la demande nationale des consommateurs a été surtout attribuable aux cartes de crédit.

1 000 G$ de prêts hypothécaires

Sur ce total, environ 1 000 milliards (65 %) concernent les prêts hypothécaires. Une fois ces derniers exclus, la dette moyenne des Canadiens a tout de même progressé de 2,9 % pour s’établir à 20 967 dollars.

« Un autre sujet de préoccupation apparaît dans les chiffres du ratio dette-revenu publiés par Statistique Canada, qui est à un niveau record de 163 % », souligne par ailleurs l’agence, qui note que la demande de crédit la plus forte se trouve dans l’ouest du pays.

Ainsi, au quatrième trimestre de 2014, la poussée a été de 11,6 % dans l’Ouest, de 8 % en Ontario et de 6,7 % au Québec (pour une moyenne nationale de 8,5 %), comparativement au trimestre correspondant de 2013.

« Les consommateurs doivent être plus vigilants »

« C’est un avertissement quant à ce qui se passe actuellement dans l’économie canadienne, met en garde Regina Malina, directrice principale des aperçus de décision chez Equifax. La chute rapide des prix du pétrole en a pris plus d’un par surprise. Les consommateurs et les propriétaires d’entreprises doivent être plus vigilants. »

La raison? « Des changements économiques peuvent survenir très rapidement et ébranler la stabilité observée antérieurement dans les indicateurs clés de l’économie et du crédit », précise la dirigeante.

Entre-temps, relève Equifax, « malgré les préoccupations croissantes sur la dette à la consommation, le taux national des défaillances à 90 jours ou plus dans toutes les régions et les grandes villes est resté le même, voire a baissé dans la plupart des cas ».

Le taux de faillite en légère progression

Au quatrième trimestre, ce taux était de 1,09 %, soit son taux le plus faible depuis la crise économique de 2008. Le taux de faillite, par contre, a légèrement progressé (+2,1 %) entre la fin de 2013 et la fin de 2014.

« Dans l’ensemble, les taux de défaillance et de faillite ont été stables ou en baisse ces trois dernières années. Ce sont quelques-uns des indicateurs économiques que nous continuerons de surveiller de près pour le reste de l’année » conclut Regina Malina.

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