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Les Canadiens ne veulent pas s’endetter davantage

15 juillet 2015 | La rédaction | Commenter

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Alors que la Banque du Canada annonce aujourd’hui sa décision concernant le taux cible du financement à un jour, un sondage de la Banque CIBC indique que, pour la plupart des Canadiens, une baisse éventuelle ne changera rien à leur façon de gérer leur endettement.

Réalisée en ligne les 6 et 7 juillet par Angus Reid auprès de 1 508 personnes d’un océan à l’autre, cette enquête d’opinion montre que la vaste majorité d’entre elles (93 %) n’ont pas l’intention d’emprunter davantage même si les taux d’intérêt diminuent.

REMBOURSER LA DETTE PLUS VITE

En fait, sur le plan national, un tiers (33 %) des répondants affirment au contraire qu’ils profiteraient d’une baisse pour rembourser leur dette plus vite plutôt que de contracter de nouvelles obligations. Cette volonté est particulièrement présente parmi les 18-34 ans (43 %), suivis des 35-54 ans (37 %).

À noter qu’au Québec, la proportion tombe à 29 %, tandis qu’elle atteint 47 % au Manitoba et en Saskatchewan, et 42 % dans les provinces du Canada atlantique.

Seuls 7 % des Canadiens interrogés répondent qu’ils pourraient emprunter plus d’argent en cas de taux moins élevés. Toutefois, dans la tranche d’âge des 18-34 ans, cette proportion grimpe à 12 %.

« AUCUNE INCIDENCE »

Enfin, 60 % d’entre eux assurent que des taux plus faibles n’auraient aucune incidence sur eux, les plus affirmatifs étant les 55 ans et plus (76 %), suivis des 35-54 ans (56 %).

« Les taux d’intérêt sont à des niveaux historiquement bas, et beaucoup de Canadiens mettent déjà l’accent sur le remboursement de leur dette. Il n’est donc pas étonnant de constater qu’une baisse supplémentaire n’inciterait pas beaucoup d’entre eux à emprunter plus », observe Christina Kramer, vice-présidente des Services bancaires de détail et aux entreprises chez CIBC.

Pour nombre d’entre eux, poursuit-elle, « une réduction des taux d’intérêt signifie qu’ils peuvent accélérer le remboursement de leur dette en augmentant leurs versements mensuels ou en effectuant un paiement forfaitaire ».

VERS UNE DÉPRÉCIATION DU HUARD?

« Aucune variation des taux d’intérêt ne devrait être considérée comme une incitation à s’endetter davantage », conclut Christina Kramer.

Dans un rapport récent, Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la CIBC, mentionnait qu’une baisse du taux directeur de la banque centrale ne contribuerait probablement pas à stimuler l’économie en faisant augmenter les dépenses, mais qu’elle se traduirait plutôt par une dépréciation supplémentaire du huard, ce qui pourrait rendre les exportations plus attrayantes.

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