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Les Canadiens ont confiance en l’immobilier

5 décembre 2017 | La rédaction | Commenter

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Epargne_Maison_Hypotheque_Choix_RRC_PhotoGallery_621Malgré la hausse parfois importante des prix des logements, la plupart des Canadiens considèrent que l’immobilier représente un bon investissement à long terme, selon un rapport publié par Professionnels hypothécaires du Canada.

Si l’on en croit ce document, intitulé État annuel du marché hypothécaire résidentiel (Annual State of the Residential Mortgage Market in Canada, en anglais seulement), une majorité de personnes interrogées d’un océan à l’autre estiment même que la dette hypothécaire est une « bonne dette ».

« Au cours de la dernière décennie, certains commentateurs ont eu une vision négative du marché du logement. Pourtant, les Canadiens ont toujours fait preuve de confiance dans l’immobilier résidentiel. Et les sondages ont démontré à maintes reprises qu’ils sont satisfaits de la décision qu’ils ont prise », souligne dans un communiqué Paul Taylor, président et chef de la direction de Professionnels hypothécaires du Canada.

TAUX D’ACCESSION À LA PROPRIÉTÉ EN BAISSE

Le rapport constate également que le taux d’accession à la propriété au pays se situe aujourd’hui à 67,8 %, soit une nette baisse par rapport à 2011, où il était de 69 %. Ce phénomène est particulièrement marqué (-4 %) parmi le groupe d’âge des plus jeunes, c’est-à-dire souvent les premiers acheteurs.

Il relève aussi que de 6 % à 7,5 % de tous les acheteurs éventuels, assurés et non assurés, ne seront pas en mesure de faire l’achat d’un logement, aux termes des résultats de l’exercice de simulation de crise réalisé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement. De plus, d’ici les deux prochaines années, quelque 200 000 familles pourraient ne pas réussir le nouvel exercice de simulation de crise non assuré qui sera effectué.

L’association dit en outre s’inquiéter du fait que l’an prochain, l’activité immobilière au pays pourrait chuter de 12 % à 15 % par rapport à 2016, ce qui ralentirait la croissance économique. Enfin, elle rappelle qu’au cours des 12 dernières années, la progression du crédit hypothécaire s’est chiffrée en moyenne à 7,3 % par an, mais que ce taux de croissance est aujourd’hui tombé à 5,9 % et qu’il devrait encore diminuer à 5,5 % en 2018.

DES ARRIÉRÉS HYPOTHÉCAIRES TRÈS BAS

Par ailleurs, le rapport montre que les Canadiens semblent « fortement motivés » à rembourser leurs prêts hypothécaires. En effet, chaque année, environ un tiers d’entre eux prennent des mesures qui leur permettront de réduire les délais d’amortissement. Résultat : les arriérés hypothécaires sont restés très faibles au pays, et ont encore diminué cette année à seulement 0,24 %, une situation que l’organisation juge « significative ».

« Les données montrent clairement que la meilleure politique pour protéger le marché hypothécaire est de protéger les emplois, parce que l’histoire nous a enseigné qu’aussi longtemps qu’ils ont un emploi, les consommateurs s’acquittent de leurs obligations. L’histoire nous apprend aussi que peu importe la fluctuation du taux d’intérêt, dans la mesure où les revenus sont soutenus, les Canadiens sont capables de faire leurs paiements hypothécaires », commente dans un communiqué Paul Taylor, président et chef de la direction de Professionnels hypothécaires du Canada.

Enfin, le rapport insiste sur « les défis actuels » que représente l’accession à la propriété, en particulier chez les jeunes. « Le taux d’accession à la propriété a chuté, car les jeunes Canadiens de classe moyenne trouvent de plus en plus difficile d’acheter un premier logement. Les politiques gouvernementales ont contribué à ces préoccupations. Avec le récent resserrement des règles hypothécaires, les défis liés au processus d’appropriation ont augmenté, et le taux de propriétaires d’habitation connaîtra sans doute une autre baisse », met en garde Will Dunning, chef économiste pour l’association.

« LE PLUS GRAND RISQUE EST UNE ERREUR POLITIQUE »

« Les résultats présentés dans ce rapport, ainsi que dans les rapports antérieurs, démontrent de manière cohérente que le plus grand risque pour l’économie est une erreur politique qui provoque une chute des prix de l’immobilier résidentiel, créant ainsi un ralentissement de l’économie. Les décideurs politiques doivent trouver un équilibre entre les risques et les avantages », affirme Professionnels hypothécaires du Canada.

Conclusion de Will Dunning : « Le marché ralentit déjà sous le poids de l’augmentation des taux d’intérêt, et les politiques visant à réprimer davantage le marché pourraient s’ajouter aux risques économiques. »

Association nationale de l’industrie du crédit hypothécaire, Professionnels hypothécaires du Canada représente 11 500 personnes et environ 1 000 entreprises, incluant des courtiers en prêts hypothécaires, des prêteurs hypothécaires, des assureurs de prêts hypothécaires et des fournisseurs de services de l’industrie.

Les informations utilisées dans le rapport ont été obtenues par l’entremise de plusieurs sources, incluant un sondage en ligne auprès de 2 018 Canadiens âgés de 18 ans et plus. Plus de la moitié (55 %) étaient des propriétaires de logement avec hypothèque, alors que 18 % étaient des locataires, 22 % des propriétaires de logement sans hypothèque, et 5 % habitaient avec leur famille et ne payaient ni loyer ni hypothèque. Le sondage a été réalisé en ligne par Bond Brand Loyalty entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre.  

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