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Les Canadiens seraient à court d’argent en cas d’invalidité

21 janvier 2015 | Rémi Maillard | Commenter

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La majorité des travailleurs canadiens éprouveraient de graves difficultés financières s’ils devaient cesser de travailler pour des raisons d’invalidité, indique un sondage publié hier par RBC Assurances.

Réalisée en ligne par Ipsos en juillet 2014 auprès de 1000 personnes d’un océan à l’autre, cette enquête d’opinion montre en effet que trois répondants sur quatre (76 %) estiment qu’une invalidité les empêchant de travailler pendant trois mois aurait de lourdes conséquences.

À commencer par les répercussions sur la situation financière de leur famille, car cela risquerait de les contraindre, par exemple, à s’endetter lourdement ou à modifier leurs plans de retraite.

Un sujet encore tabou

Pourtant, malgré leur inquiétude, seul un quart des sondés (27 %) ont abordé l’incidence financière qu’aurait une éventuelle invalidité sur leurs proches.

Curieusement, cette proportion n’augmente pas de manière importante chez ceux qui ont déjà dû s’absenter du travail pour des raisons d’invalidité (33 %). D’une façon générale, relève le sondage, les Canadiens sous-estiment d’ailleurs fortement la probabilité qu’un tel accident puisse les toucher.

Et ils ne semblent guère conséquents avec eux-mêmes : alors qu’ils sont 96 % à croire qu’un risque d’invalidité peut survenir « à tout moment », ils ne sont que 7 % à penser qu’ils pourraient un jour en être victimes.

Résultat, ils ne prennent quasiment pas de précautions pour être protégés financièrement au cas où cela leur arriverait, constate le sondage, qui révèle que seuls 16 % des répondants détiennent une assurance invalidité individuelle, en plus de la protection parfois offerte par leur employeur.

Puiser dans l’épargne personnelle

Par ailleurs, s’ils devaient arrêter de travailler pour cause d’invalidité, plus du tiers des Canadiens (34 %) seraient contraints de puiser dans leur épargne personnelle pour régler leurs frais de subsistance.

D’autres affirment qu’ils compteraient plutôt sur le revenu de leur conjoint ou partenaire (29 %), sur l’aide du gouvernement (19 %) ou sur la vente de placements (16 %), tandis que 15 % avouent ignorer comment ils couvriraient leurs dépenses courantes.

La durée moyenne d’un congé d’invalidité supérieur à 90 jours étant de deux à trois ans, les Canadiens devraient se demander s’ils ont suffisamment d’économies pour couvrir leurs dépenses courantes et les factures de soins de santé durant toute cette période, explique RBC.

Or, s’ils se livrent à cet exercice, « la majorité des gens se rendront compte que ce n’est pas le cas », conclut l’institution financière.

Situation financière précaire

« L’invalidité de longue durée peut avoir de sérieuses conséquences sur la situation financière d’une personne, y compris sa capacité de couvrir ses dépenses courantes, ses projets de retraite et son épargne-retraite », précise Mark Hardy, premier directeur, Assurances vie et prestations du vivant à RBC Assurances.

D’autant plus que certaines études montrent que « 26 % des Canadiens ne pourraient pas réunir 2000 dollars au cours du prochain mois pour couvrir une dépense imprévue », poursuit-il, et que « plus de la moitié » d’entre eux « pensent qu’ils se trouveraient dans une situation financière précaire si leur paie était retardée ne serait-ce que d’une semaine ».

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