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Les clients mal préparés en cas de maladie grave

4 février 2016 | La rédaction | Commenter

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tirelire_epargne_invalidite_maladie_425Plus d’un Canadien sur deux (55 %) serait incapable de subvenir à ses besoins en cas de maladie de longue durée, selon une étude publiée mardi par la GreatWest et ses filiales, la London Life et CanadaVie.

Celle-ci montre également que plus de huit millions de personnes au pays, soit 62 % des travailleurs, risquent de s’endetter, de repousser la date de leur départ à la retraite ou d’avoir à emménager dans une maison plus petite pour survivre financièrement s’ils devaient faire face à ce type d’événement.

Les chercheurs à l’origine de l’enquête ont calculé que s’il leur est impossible de travailler, les salariés canadiens estiment pouvoir tenir en moyenne 16 mois à l’aide de leur épargne. Au Québec, cette durée est un peu supérieure (19 mois), tandis qu’elle est de 16 mois en Colombie-Britannique, 15 mois en Ontario et 13 mois seulement dans les provinces atlantiques.

PLUS VIEUX, PLUS AUTONOME

La capacité à subsister sans travailler augmente avec l’âge. Ainsi, les 18-29 ans affirment être en mesure de subvenir à leurs besoins 10 mois grâce à leurs économies; les 30-39 ans disent pouvoir s’en sortir pendant 11 mois; les 40-49 ans, 15 mois; les 50-59 ans, 21 mois; et les 60-69 ans, 25 mois.

Même si les personnes interrogées affirment comprendre qu’une affection grave peut avoir des conséquences considérables sur leur vie, seule une minorité d’entre eux ont élaboré un plan pour les atténuer, relève le rapport.

« Les Canadiens sont généralement mal à l’aise quand vient le temps d’envisager l’impact d’une maladie grave. Ils ont une certaine compréhension du risque, mais ne sont pas sensibilisés ni préparés à leur impact financier », observe Kelly Swanson, vice‑présidente adjointe, Marketing, Produits d’assurance pour la Great-West.

PAS PRÊTS PHYSIQUEMENT ET ÉMOTIONNELLEMENT

Non seulement les travailleurs ne sont pas préparés au point de vue matériel, mais trois sondés sur quatre admettent aussi ne pas être prêts physiquement et émotionnellement à affronter une maladie grave qui affecterait un membre de leur famille.

L’étude a été réalisée en ligne au mois de septembre par la firme Head Research à partir d’un sondage national mené auprès de 1 786 travailleurs de 18 à 65 ans au revenu familial annuel moyen de 100 000 $.

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