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Les clubs d’investissement, un phénomène encore peu connu au Québec

26 mai 2008 | Commenter

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Selon Michel Van de Walle, journaliste pour Le Journal de Montréal, même s’ils sont plutôt populaires dans certains pays, les clubs d’investissement formés par les petits épargnants sont encore assez rares au Québec.

En effet, on estime leur nombre à 36 000 aux États-Unis et, en France, il y en aurait eu 18 000 en 2003. Toutefois, au Québec, même s’ils existent au moins depuis le début des années 1980, ils sont un phénomène plutôt marginal.

Jean R. Soublière croit qu’une douzaine de clubs d’investissement fonctionnels composent actuellement le Québec. Ce pdg de la coopération de formation financière l’Actif, qui se veut le point de rencontre des clubs d’investissement depuis 1999, explique le petit nombre de ces regroupements par le manque d’infrastructure pour stimuler le démarrage et par l’absence d’un cadre juridique qui leur soit spécifique.

La Canadian Shareowners Association affirme qu’on en trouverait 150 dans tout le pays.

Néanmoins, considérant la complexité grandissante des marchés financiers et les fraudes qui ont secoué ceux-ci ces dernières années, les petits épargnants ont besoin plus que jamais d’éducation financière, constate M. Soublière, surtout avec une population vieillissante qui devra gérer son épargne de retraite.

D’ailleurs, le président du club Medicus, Harold Mendes, note que le facteur éducatif et social est un attrait important qui maintient la motivation. Les membres cherchent à améliorer leurs connaissances des entreprises et des marchés, certains clubs offrant de la formation. Plusieurs veulent aussi briser leur isolement en tant que petits épargnants.

Mais en tous cas, le premier objectif ne sera pas de s’enrichir rapidement. Au mieux, on espère que les choix collectifs donneront un rendement correct.

Afin de créer un club d’investissement, l’Actif (www.actif.net) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) recommandent de passer par les étapes suivantes :
1- Définir les objectifs, le statut et le fonctionnement lors d’une première rencontre.
2- Préparer une assemblée de constitution et les documents à remettre aux fondateurs.
3- Tenir l’assemblée de constitution pour adopter la politique d’investissement, le mode de fonctionnement (comités, etc.), les documents constitutifs, le budget d’exploitation, etc. Pour décider du processus décisionnel, la plupart des clubs choisissent la méthode démocratique, en votant électroniquement ou lors des réunions mensuelles. D’autres élisent un comité de gestion pour s’en occuper.
4- Enregistrer le club auprès du Registraire des entreprises du Québec. Il n’y a pas besoin de faire une demande à l’AMF, car la dispense est automatique, mais mieux vaut vérifier avec l’AMF en cas de doute.
5- Pour se qualifier comme club d’investissement auprès de l’AMF et respecter la réglementation découlant de la Loi sur les valeurs mobilières, un club ne doit pas compter plus de 50 membres. Il ne doit pas y avoir d’émission de titres d’emprunt, ni rémunération versée à des conseillers ou courtiers, sauf pour les transactions, et tous les membres doivent contribuer aux frais d’exploitation du club. Les contributions s’élèvent généralement à 25 $ ou 50 $ par mois.

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