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Les conseillers gagnent en popularité

3 juin 2016 | La rédaction | Commenter

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conversation_reunion_conseiller_client_discussion_425Le pourcentage de Canadiens ayant un conseiller en services financiers a augmenté graduellement entre 2006 et 2016, passant de 43 % à 56 %. C’est ce que révèle la dernière étude des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) sur la sensibilisation des investisseurs.

Ce sondage indique aussi que le nombre d’investisseurs ayant réévalué leur tolérance au risque au cours de la dernière année a connu une hausse marquée (61 %) par rapport à la proportion obtenue en 2012 (49 %).

L’évolution de l’économie (38 %) et les recommandations d’un conseiller (36 %) sont les deux principales raisons pour lesquelles les investisseurs qui ne revoient pas régulièrement leur tolérance au risque l’ont fait au cours de la dernière année. Les changements importants dans la vie ont également été cités dans 17 % des cas.

L’Étude des ACVM sur la sensibilisation des investisseurs 2016 est le quatrième sondage de l’organisation sur les connaissances en placement des Canadiens, leurs comportements en tant qu’investisseurs et l’incidence de la fraude en matière d’investissement, les trois premiers ayant été réalisés en 2006, 2009 et 2012.

LE CONSEILLER, SOURCE LA PLUS FIABLE

Le sondage révèle que la plupart des investisseurs s’en remettent principalement à leur conseiller pour la recherche d’information sur les placements. Sept investisseurs sur dix ont fait appel à leur conseiller en placement la dernière fois qu’ils ont cherché de l’information, soit plus que toute autre source d’information.

Les médias traditionnels (27 %), le site web des institutions financières (26 %) et les parents et les amis (26 %) figurent parmi les autres sources considérées fiables. Les autorités en valeurs mobilières demeurent elles aussi crédibles, montre l’étude.

« Puisqu’une majorité de Canadiens s’en remettent à leurs conseillers en placement, il est essentiel que ces derniers revoient régulièrement l’information avec le client, notamment sa tolérance au risque, afin de s’assurer que ses placements cadrent bien avec sa situation actuelle et ses objectifs futurs », déclare Louis Morisset, président des ACVM et président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers.

QUID DE LA VÉRIFICATION

Les résultat de ce sondage démontrent par ailleurs que les connaissances des investisseurs en matière de placement sont demeurées stables ces dernières années, alors que six Canadiens sur dix ont répondu correctement à une majorité de sept questions mesurant leurs connaissances en la matière.

Quelque 42 % des répondants ont conscience de l’existence des autorités en valeurs mobilières. Près d’un Canadien sur cinq a déclaré s’être fait proposer un placement apparemment frauduleux, en légère diminution par rapport à 2002. Et parmi ceux à qui l’on a proposé un tel investissement, près de 30 % ont indiqué avoir dénoncé la dernière tentative.

L’étude de 2016 comprenait également de nouvelles questions sur les obstacles à l’adoption d’un comportement éclairé en matière d’investissement et l’accès à l’information sur les placements.

Cette section révèle que malgré l’augmentation constante du nombre de Canadiens ayant un conseiller, trois investisseurs sur cinq n’ont pas vérifié son inscription. Soit ils ne savent pas comment faire, soit ils estiment ne pas avoir besoin de la vérifier si leur conseiller travaille pour une grande institution financière.

Ils considèrent cependant que cette vérification vaut la peine et affirment à 78 % que, s’ils changeaient de conseiller, ils vérifieraient « probablement » son inscription.

Dans le cadre de l’Étude des ACVM sur la sensibilisation des investisseurs 2016, Innovative Research Group a interrogé 4 298 adultes canadiens en ligne du 10 au 20 février 2016, en français et en anglais. L’échantillon en ligne a été pondéré selon l’âge, le sexe et la province ou le territoire de résidence à l’aide des données du Recensement de 2011 compilées par Statistique Canada et ce, afin de créer un profil correspondant au profil démographique de la population.

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