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Les conseillers sont-ils trop payés?

20 mai 2015 | La rédaction | Commenter

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Lorsqu’ils font affaire avec vous, les investisseurs ont évidemment les yeux rivés sur la valeur de leurs gains annuels, mais selon un expert du CFA Institute, ils ne devraient pas négliger les frais et commissions qu’ils paient aux conseillers, rapporte La Presse Canadienne.

« Lorsqu’un un portefeuille affiche une croissance de 15 ou 20 % par année, payer des frais de 1 ou 2 % pour les services d’un conseiller ne représente pas une grosse dépense », affirme David Larrabee, directeur au CFA Institute. « Par contre, quand vos placements rapportent aux alentours de 4 %, ce qui est une réalité à laquelle il faut s’attendre aujourd’hui pour la plupart des investisseurs, les frais payés au conseiller apparaissent soudainement très élevés », ajoute-t-il.

Honoraires ou commissions?

Les conseillers qui optent pour une rémunération basée sur des honoraires ou ajustée à un pourcentage de la valeur du portefeuille géré ont vu leur popularité grimper au cours des dernières années en raison des services en ligne offerts à prix abordable que les clients peuvent utiliser selon les recommandations de leur conseiller à honoraires.

De leur côté, les conseillers qui distribuent des produits financiers avec des commissions de suivi ont reçu leur lot de critiques concernant les potentiels conflits d’intérêts.

Selon M. Larrabee, les investisseurs doivent donc choisir le type de conseiller (à honoraires ou à commission) qui leur convient le mieux. « Dans les deux cas, il y a moyen de trouver de judicieux conseils à prix raisonnables, mais l’envers de la médaille, dans un cas comme dans l’autre, c’est qu’ils risquent de trop payer pour ce service-conseil», dit-il.

Selon lui, la structure de rémunération des conseillers, qu’elle soit à honoraires ou à commissions, est tout aussi importante que de faire passer l’intérêt de leur client avant le leur.

« Il s’agit d’un standard de service plus élevé que celui résultant de la simple application d’une norme de convenance », fait-il valoir.

Le MRCC 2 changera la donne

Rappelons que, dès le 15 juillet 2016, les nouvelles règles de divulgation contenues dans le MRCC 2 s’appliqueront. La remise d’états de compte incluant le rendement des placements annualisé et la divulgation des frais de gestion aux clients, traduits en dollars, deviendra alors obligatoire.

Qu’ils soient rémunérés sur la base de commissions ou à honoraires, les conseillers se doivent d’être le plus transparents possible avec leurs clients, croit le président et chef de la direction du Financial Planning Standards Council, Cary List.

« Est-ce que [les conseillers] seront capable de démontrer à leurs clients qu’ils font effectivement passer leur intérêt devant le leur, demande M. List? Seront-ils en mesure de montrer à leurs clients qu’ils mettent de côté tout conflit d’intérêts potentiel, et pas seulement en matière de rémunération? »

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