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Les couples préfèrent prendre leur retraite séparément

28 avril 2008 | Commenter

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Plutôt que de prendre leur retraite ensemble, les hommes et les femmes des couples où les deux conjoints travaillent ont choisi le moment de leur retraite de façon plus indépendante au cours des années 1990.

C’est ce que révèle une étude publiée vendredi dans L’emploi et le revenu en perspective de Statistique Canada. L’étude traite du niveau de synchronisation du départ à la retraite des conjoints dans les couples à deux soutiens lors des années allant de 1986 et 2001, ainsi que des facteurs qui influencent ce niveau de synchronisation.

Les données d’ensemble suggèrent que les couples canadiens à deux soutiens ont choisi le moment de leur retraite de façon plus indépendante durant cette période de 15 ans. En effet, parmi les couples à deux soutiens comptant au moins un conjoint ayant pris sa retraite en 2001, 29 % ont vu l’autre conjoint prendre sa retraite deux ans ou moins plus tard, un faible recul par rapport à 32 % durant la fin des années 1980 et les années 1990.

Par ailleurs, le nombre de couples dont les conjoints ont cessé de travailler dans une période de deux à quatre ans l’un de l’autre a aussi diminué. En 1986, pour les maris ayant pris leur retraite en premier, 19 % des femmes ont suivi deux à quatre ans plus tard. Pour ceux qui ont pris leur retraite en 2001, seulement 15 % des femmes ont fait de même après deux à quatre ans.

Toutefois, les proportions de maris et de femmes ayant pris leur retraite cinq ans ou plus après leur conjoint ont crû considérablement entre 1986 et 2001.

La différence d’âge, l’état de santé, l’admissibilité à la pension, la perte d’un emploi et les aspirations professionnelles pouvaient, entre autres, restreindre la possibilité de prendre sa retraite en même temps que le conjoint.

L’étude montre qu’une entrée à la retraite simultanée était plus probable chez les couples plus âgés que chez les plus jeunes. La hausse de l’âge du mari d’une année faisait reculer d’environ 2 % la probabilité que l’un des conjoints prenne sa retraite cinq ans ou plus après l’autre. Elle faisait croître la probabilité d’une retraite conjointe de 3,2 %.

Dans un couple à deux soutiens, si le mari était âgé de 65 ans, sa retraite ou celle de sa femme était susceptible d’être accompagnée, ou suivie de près, par celle de l’autre conjoint. Par contre, si le mari était âgé de 55 ans, il était moins probable que sa retraite ou celle de sa femme se fasse de façon rapprochée à celle de l’autre conjoint.

La différence d’âge entre les conjoints entrait également en jeu. Une femme beaucoup plus jeune que son mari était plus susceptible de poursuivre son travail après la retraite de ce dernier qu’une femme environ du même âge ou plus âgée.

Les caractéristiques financières, dont les cotisations à un régime de pension avant la retraite, avaient aussi un impact. Les maris et les femmes gagnant 45 000 $ ou plus étaient nettement moins susceptibles de poursuivre le travail cinq ans ou plus après la retraite de leur conjoint, que ne l’étaient ceux gagnant moins de 15 000 $. Par ailleurs, les maris et les femmes ayant des revenus de 45 000 $ ou plus étaient nettement plus susceptibles de prendre leur retraite conjointement.

Finalement, les femmes qui bénéficiaient d’une protection en matière de pensions, et qui contribuaient à une plus grande part du revenu du couple, étaient plus susceptibles de continuer à travailler après la retraite de leur mari que celles qui n’avaient pas de pension ou qui contribuaient moins.

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