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Les familles canadiennes sont riches, mais endettées

8 décembre 2006 | Commenter

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(08-12-2006)L’avoir net médian des familles canadiennes était de 148 400 $ en 2005, en hausse de 23,2 % par rapport à 1999, dernière année-repère établie par Statistique Canada dans son Enquête sur la sécurité financière.

Cette augmentation qualifiée de « considérable » est attribuable principalement à la hausse de la valeur des biens immobiliers au pays. Par biens immobiliers, l’agence fédérale entend les résidences principales, les chalets, les ententes de temps partagé, les biens de location et les autres propriétés commerciales.

La valeur de ces biens s’établissait à 481 milliards de dollars en 2005, soit à peu près 1,8 fois plus qu’en 1999, en dollars constants de 2005. « Il s’agit, et de loin, du taux de croissance le plus élevé parmi tous les types d’avoirs », note Statistique Canada.

Les autres catégories d’actifs se sont également appréciées. Ainsi, la valeur médiane des droits acquis dans les caisses de retraite d’employeurs a augmenté de 18 % au cours de la période, pour se fixer à 68 020 $. Pour ce qui est des REER et des FERR, la valeur médiane des portefeuilles se situait à 30 000 $ en 2005, en hausse de 30 % sur 1999. Environ 9,4 millions de familles, ou 70,6 % du nombre total, avaient des avoirs de retraite en 2005, que ce soit sous forme de régime de retraite d’employeur, de REER ou de FERR. « En tout, les familles dont le soutien économique principal était âgé entre 55 et 64 ans possédaient les avoirs de retraite les plus importants », constate Statistique Canada.

Cet enrichissement s’est fait au prix d’un passif  accru. Entre 1999 et 2005, l’endettement médian des familles a crû de 38 %, passant de près de 32 300 $ à 44 500 $. En 2005, les Canadiens avaient en moyenne 13,52 $ de dettes pour chaque tranche d’avoir de 100 $, en hausse par rapport aux 13,06 $ enregistrés en 1999. Ce fardeau de la dette atteignait jusqu’à 39,40 $ par tranche de 100 $ d’avoir pour les unités familiales plus jeunes dont le soutien économique principal avait moins de 35 ans.

Cette hausse est attribuable dans une large mesure à deux facteurs : l’augmentation du coût d’achat d’une maison et la hausse de la proportion de familles propriétaires d’un logement avec hypothèque.

L’agence fédérale calcule que la valeur médiane des hypothèques sur la résidence principale représentait 90 000 $ en 2005. C’est 17,5 % de plus par rapport aux 76 600 $ de 1999. Un peu plus du tiers(34 %)de toutes les unités familiales ont déclaré avoir ce type de dette hypothécaire.

Les soldes dus sur les marges de crédit ont plus que doublé durant la période. Ils atteignaient quelque 68 milliards de dollars en 2005, soit environ 9 000 $ par famille. Près de 25 % des familles canadiennes ont déclaré avoir une dette sur marge de crédit en 2005, comparativement à 15,4 % seulement en 1999. Ces dettes sont habituellement garanties par des actifs résidentiels.

Enfin, 3,9 millions de familles canadiennes(29 % du total)ne possédaient pas d’épargne-retraite privée en 2005. La plupart d’entre elles étaient relativement jeunes. Éloignées de l’âge de la retraite, elles ont encore le temps d’accumuler des avoirs, note Statistique Canada.

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