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Les familles québécoises boudent l’épargne-études

9 février 2016 | La rédaction | Commenter

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diplome_graduation_etude_universite_mere_fille_clients_425Près de la moitié des familles québécoises ayant des enfants (49 %) « ignorent les avantages financiers qu’engendre le régime enregistré d’épargne-études » (REEE), selon un sondage publié hier par Universitas.

Résultat : seules 27 % d’entre elles ont choisi d’investir dans un tel régime au cours de la dernière année, ce qui les prive « de généreuses subventions gouvernementales liées à l’épargne-études », soutient la firme.

Si l’on en croit l’enquête, 52 % des parents québécois préfèrent opter pour des modes de placement plus traditionnels, comme le régime enregistré d’épargne-retraite (REER), tandis que 33 % privilégient plutôt le compte d’épargne libre d’impôt (CELI). De plus, seules 9 % des personnes interrogées croient que le REEE est l’outil de placement qu’elles devraient prioriser dans leur situation.

Alors que plusieurs répondants se remettent à peine du fardeau engendré par les dépenses des Fêtes, le sondage révèle par ailleurs que 39 % d’entre eux affirment qu’ils n’auront pas les moyens ou qu’ils n’ont pas l’intention d’épargner en 2016.

LE MONTANT DES COTISATIONS EN HAUSSE

En comparant avec les données de 2014, Universitas note que la moyenne des montants investis par les Québécois a diminué de 19 % pour le REER (2 691 $ en 2015, contre 3 311 $ en 2014) et de 11 % pour le CELI (2 851 $, contre 3 220 $).

En revanche, souligne la firme, l’investissement moyen dans un REEE a quant à lui enregistré une hausse de 45 % (+496 $) par rapport à la dernière année (1 604 $ en 2015, comparativement à 1 108 $ en 2014).

DES AVANTAGES FINANCIERS

« La plupart des familles québécoises auraient avantage à opter prioritairement pour le REEE dans le cadre de leur stratégie de placement, non seulement afin d’encourager la poursuite des études postsecondaires de leurs enfants, mais également afin de tirer tous les avantages financiers que confère ce mode d’épargne », commente Pierre Lafontaine, vice-président, Service à la clientèle et exploitation chez Universitas.

En effet, indique-t-il, « les subventions gouvernementales peuvent s’élever jusqu’à 12 800 $ en fonction du revenu familial », un élément qu’« une grande majorité de Québécois ignorent toujours ».

Le sondage a été effectué en ligne par CROP du 14 au 20 janvier. Au total, quelque 1 272 questionnaires ont été complétés par autant de Québécois, dont 502 provenant de familles avec des enfants de moins de 18 ans vivant en permanence à la maison.

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