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Les familles québécoises paient plus d’impôt qu’ailleurs au pays

10 juin 2014 | La rédaction | Commenter

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Un ménage québécois moyen devra attendre jusqu’au 14 juin, soit un jour plus tard qu’en 2013, pour être « affranchi » de l’impôt et des taxes, selon les calculs de l’Institut Fraser.

Instaurée par le groupe de réflexion de droite, la « journée d’affranchissement de l’impôt » est destinée à mesurer le total des impôts et taxes que les familles paient aux administrations fédérale, provinciale et municipales.

Ainsi, s’il fallait payer d’avance, elles devraient leur remettre tout revenu gagné jusqu’à la date du 14 juin. Et plus cette journée arrive tard dans l’année, plus le fardeau fiscal des particuliers est lourd.

Le Québec en avant-dernière position

« La date tardive de la journée d’affranchissement du Québec en 2014 signifie que les Québécois travailleront davantage pour les administrations et moins pour eux-mêmes et leur famille que pratiquement tous les autres Canadiens », explique Filip Palda, chercheur principal à l’Institut et professeur à l’École nationale d’administration publique.

Le Québec serait l’une des provinces où les contribuables supportent l’une des charges fiscales les plus lourdes au pays, juste derrière Terre-Neuve-et-Labrador, dont la « journée d’affranchissement de l’impôt » tombera le 22 juin.

L’Ontario s’est « affranchie » le 7 juin, soit une semaine plus tôt que la Belle Province. Quant à l’Alberta, elle s’était « libérée » dès le 23 mai.

« Sans nos calculs (en anglais), les familles québécoises n’auraient pratiquement aucun moyen de savoir ce qu’elles paient en raison de la multitude de taxes et d’impôts visibles et cachés prélevés par les administrations », souligne l’organisme.

Augmentation du fardeau fiscal : 970 dollars 

Selon l’Institut Fraser, une famille québécoise moyenne composée de deux personnes ou plus versera un total de 39 071 $ aux diverses administrations en 2014, soit 44,7 % de son revenu annuel.

Cela représente une augmentation de son fardeau fiscal de 970 dollars par rapport à l’an dernier.

Toutefois, ces calculs sont loin de faire l’unanimité, notamment parce qu’ils incluent certaines contributions, comme les cotisations à la Régie des rentes du Québec.

Or, pour beaucoup d’économistes, il ne s’agit pas là d’une taxe mais bien d’une forme d’investissement dans l’avenir puisque cela permettra au contribuable d’avoir droit à une retraite.

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