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Économie

Les FCP ont la cote auprès des investisseurs

8 octobre 2014 | La rédaction | Commenter

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Les fonds communs de placement (FCP) arrivent en tête des produits auxquels les investisseurs font le plus confiance, révèle un rapport publié hier par l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC).

Intitulée La perception des investisseurs canadiens quant aux fonds communs de placement et à l’industrie des fonds communsl’enquête menée en 2014 par Pollara confirme aussi que ceux-ci souhaitent avoir différentes options de paiement pour les conseils qu’ils reçoivent.

Mieux que les actions ou les obligations

Pollara a demandé aux détenteurs de fonds communs de classer divers produits financiers d’après le niveau de confiance qu’ils éprouvaient à leur égard dans la réalisation de leurs objectifs financiers.

Résultat : les FCP ont obtenu un niveau de confiance de 85 %, contre 65 % pour les actions, 64 % pour les CPG, 55 % pour les obligations et 34 % pour les fonds négociés en Bourse.

« La confiance envers les fonds communs de placement n’a cessé de s’améliorer depuis 2009 et a maintenant retrouvé les niveaux de 2006 », a commenté Joanne De Laurentiis, présidente et chef de la direction de l’IFIC.

Confiance élevée envers les conseillers

De son côté, le degré de confiance envers les conseillers reste élevé, puisque 98 % des répondants estiment que ceux-ci leur prodiguent « des conseils avisés », tandis que 92 % d’entre eux disent obtenir de meilleurs rendements avec un conseiller que s’ils investissaient par eux-mêmes. La moitié (50 %) des sondés de 55 ans ou plus se disent « tout à fait d’accord » avec ce dernier énoncé, comparativement à un tiers (37 %) des 18-54 ans.

Près des deux tiers (62 %) des investisseurs ayant plus de 75 000 $ en placements sont « tout à fait d’accord » avec l’affirmation selon laquelle ils peuvent faire confiance à leur conseiller pour obtenir des conseils éclairés, alors que seuls 41 % de ceux ayant moins de 25 000 $ placés en disent autant.

Pollara a également demandé aux sondés ce qu’ils pensaient de diverses options de paiement pour les conseils prodigués.

Conclusion : 54 % d’entre eux préfèrent le modèle canadien des frais intégrés, le plus répandu à l’heure actuelle, alors que 38 % aimeraient mieux payer directement leur conseiller. Toutefois, lorsqu’il leur a été demandé s’ils garderaient le paiement direct s’il faisait monter les coûts pour l’investisseur, seuls 18 % ont répondu par l’affirmative.

Incidence favorable sur l’épargne

« Les niveaux de confiance et de satisfaction des investisseurs sont des notions complexes qui peuvent subir l’influence des marchés, des rendements et des organismes de réglementation. Mais surtout, ils sont régis par la qualité des rapports qu’entretiennent les clients avec leur conseiller et par l’épargne qu’ils sont en mesure d’amasser », note Joanne De Laurentiis.

Une autre étude, menée par le CIRANO, a également démontré que les conseils financiers avaient une incidence favorable sur l’épargne des investisseurs, rappelle l’IFIC.

Dans ces conditions, souligne Joanne De Laurentiis, « toute discussion sur des orientations qui seraient susceptibles de limiter les options de paiement [des conseillers] doit tenir compte des résultats que nous avons obtenus sur les préférences des investisseurs ».

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