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Les « FinTech » remplaceront-elles un jour les banques?

2 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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Après les secteurs de la musique, de l’hôtellerie et du commerce, les start-up spécialisées dans les technologies financières (FinTech) pourraient bien remettre en cause le monopole de la finance détenu par les banques, rapporte Le Monde.

Celui qui lance cet avertissement dans sa dernière lettre aux actionnaires (en anglais seulement) n’est nul autre que Jamie Dimon, le patron de JPMorgan Chase, la plus importante banque des États-Unis, précise le quotidien français.

En effet, celui-ci a assisté, comme tous les autres dirigeants des principaux établissements financiers américains, à une « spectaculaire flambée des investissements » dans ce domaine.

Autres possibilités que les banques

Si l’on en croit Goldman Sachs, le secteur des FinTech aurait ainsi bénéficié de quelque 12 milliards de dollars d’argent frais l’an dernier de la part des investisseurs, soit trois fois plus qu’en 2013.

Et comme l’admet ouvertement Jamie Dimon, « il y a désormais des centaines de start-up avec beaucoup de cerveaux et d’argent qui travaillent sur des alternatives aux banques ».

« Portés par les progrès de l’informatique, du big data et des réseaux, [ces firmes] fondent sur une proie désormais à leur portée, car enserrée dans un carcan réglementaire qui réduit sa marge de manœuvre », écrit Le Monde.

PayPal bientôt en Bourse

Le symbole de cette ruée a été l’introduction en Bourse de Lending Club, la plateforme Internet de prêts, qui vaut désormais quelque six milliards de dollars, et aussi l’arrivée sur le marché du bitcoin, la monnaie électronique « sans État, ni banque ni même chef ».

Sans oublier le système de paiement international PayPal, sur le site de vente aux enchères eBay, qui concurrence aujourd’hui directement Visa et MasterCard. Introduit en Bourse d’ici la fin de l’année, il pourrait être valorisé à hauteur de plusieurs dizaines de milliards.

La vague est d’autant plus massive, indique Le Monde, qu’elle s’attaque au cœur de métier des banques, à savoir le paiement, l’épargne et le prêt.

La fin d’un monde?

Et alors que celles-ci s’évertuent à « transformer » le dépôt de ses clients en épargne de long terme, puis en prêt, « les fourmis du Net découpent tout cela et attaquent segment par segment, avec des coûts et des marges hors de portée des établissements classiques ».

Conclusion du quotidien : « C’est la fin d’un monde qui se dessine pour Jamie Dimon et ses collègues du monde entier, assis sur leurs coffres pleins et leur bonus plantureux. Un monde plus incertain, plus risqué et moins rémunérateur. »

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