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Survivre à la bulle spéculative du marché obligataire

31 août 2012 | Commenter

Depuis le début les années 1980, les craintes des investisseurs d’être trop exposés en actions n’ont jamais été aussi grandes. Les rendements historiques de 10 % ne se sont pas concrétisés durant une décennie, alimentant ainsi un pessimisme que je trouve exagéré.

D’un autre côté, beaucoup d’investisseurs ont misé sur le marché obligataire avec un succès qui perdure depuis 1982, grâce à un rendement moyen de 7 %. Toutefois, une simple légère hausse des taux d’intérêt à long terme réduirait le rendement de ces fonds d’obligations, et pourrait mettre fin à une bulle spéculative dans cette catégorie d’actifs. Comme cette possibilité affaiblit le rendement potentiel, quelles sont les autres options d’investissement, à part l’immobilier qui est surévalué ?

Les fonds de type acheteur-vendeur : une option à considérer
Les gestionnaires de ces fonds investissent en position « acheteur » (détention des titres) ou en position « vendeur » (vente à découvert) sur les obligations, les actions et les contrats à terme, selon la spécialité du gestionnaire. Souvent, c’est la philosophie de la gestion directionnelle trend following qui prédomine, dans les prises de décisions.

Que le marché soit bon ou mauvais, les gains peuvent être réalisés d’un côté comme de l’autre, grâce à ces positions longues (acheteur) ou courtes (vendeur).

Dans le secteur des contrats à terme, ce type de gestion est actif depuis 1975, grâce au réputé gestionnaire Bill Dunn qui a obtenu un rendement composé de 18 %. Il existe un indice mondial qui regroupe les performances de la moyenne des gestionnaires mondiaux de cette catégorie depuis 1980. Le rendement historique moyen a été de 11 %.

Ce qui est très intéressant c’est que la corrélation avec les actions et les obligations est faible ou négative. Lors de la grande chute boursière en 2008, la moyenne de ces fonds a réalisé un rendement de +14 %, pendant que les actions étaient en déclin de plus de 30 %.

Je pense qu’on pourrait classer ces types de gestion dans une catégorie complémentaire à part, dans la diversification du portefeuille d’un investisseur.

Liens pertinents à consulter :

 

William-André Nadeau est chroniqueur financier. Il publie aux deux semaines un billet traitant des marchés, de placements et de gestion.

Les opinions exprimées dans les blogues n'engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement celles de Conseiller.ca.
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