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Les fonds de couverture font leur chemin

22 mars 2007 | Commenter

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(22-03-2007)Les investisseurs institutionnels sont de plus en plus à l’aise avec l’utilisation de fonds alternatifs, indique une enquête dirigée par la firme State Street.

Ainsi, plus de la moitié des participants au sondage ont indiqué que leurs comités d’investissement et leurs administrateurs étudiaient régulièrement la pertinence d’investir dans les fonds alternatifs.

Signe d’un intérêt accru, plus de la moitié d’entre eux ont consacré au moins 15 % de leur temps sur ce sujet. Et ils passent également aux actes. En 2007, seuls 4 % des investisseurs sondés par State Street ont indiqué n’avoir aucun placement en gestion alternative. L’année précédente, c’était 16 %.

Même si l’on reconnaît l’utilité des fonds alternatifs, on n’est pas prêt à leur donner le bon Dieu sans confession pour autant. Voilà pourquoi la moitié des participants ont demandé à leur comité d’investissement d’exiger une politique plus ferme en matière de gestion de risque. En clair, les gestionnaires alternatifs doivent faire preuve de transparence en matière de vérification et d’administration. Curieusement, moins de 5 % des institutions projettent d’embaucher des collaborateurs dédiés pour scruter le travail des gestionnaires alternatifs. Ils préfèrent recourir à des ressources externes.

 Malgré le resserrement de leurs critères de sélection, la majorité des investisseurs institutionnels estiment qu’il est difficile de dégager une vue d’ensemble des risques de leurs portefeuilles. En outre, ils admettent que les statistiques de risque extraites des fonds alternatifs inclus dans leurs portefeuilles demeuraient « discutables ». Ils trouvent aussi qu’il est difficile d’obtenir une évaluation précise des positions détenues par les fonds alternatifs.

De plus en plus d’investisseurs institutionnels délaissent les «fonds de fonds» au profit des fonds de couverture individuels. « Dans l’enquête 2007, près d’un tiers des institutions a indiqué ne faire appel à aucun gérant de fonds de fonds, alors qu’elles étaient un peu plus de 25 % en 2006 », précise State Street. L’approche directe se justifierait par une connaissance accrue des investissements alternatifs et par le souci de réaliser des économies.

Parlant d’économies, plus d’un tiers des participants au sondage ont identifié l’érosion des rendements par des commissions élevées comme étant la menace la plus sérieuse inhérente à ce type de placement. Le risque d’une couverture de presse négative(20 %)et les pertes d’investissement(20 %)constituent les autres préoccupations majeures des institutions à l’égard des fonds alternatifs.

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