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Les fonds immobiliers mondiaux : une occasion d’affaires intéressante

1er août 2007 | Commenter

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Selon un article du Globe and Mail publié le 30 juillet, les fonds immobiliers qui investissent à l’échelle mondiale pourraient être une belle occasion d’affaires. D’ailleurs, de plus en plus de sociétés en services financiers misent sur le fait que les investisseurs voudront plus d’exposition à cette classe d’actif.

Dans cette veine, Mackenzie Financial Corp. a récemment lancé le Fonds mondial de revenu immobilier Mackenzie Universal, son deuxième en immobilier mondial. Le nouveau fonds est toutefois un fonds de couverture avec une distribution mensuelle. Guardian Group of Funds Ltd., Fonds communs Manuvie et Fonds Desjardins ont aussi fait le grand saut dans le secteur cette année avec des fonds internationaux.

Le nombre croissant de sociétés immobilières inscrites en Bourse, et de fiducies de placement immobilier(FPI)– récemment introduites en Grande-Bretagne – ont suscité de l’intérêt vers ce secteur. « Ils [les fonds immobiliers internationaux] ont connu une croissance spectaculaire sur 10 ans », affirme Christine Girvan, pdg de la branche canadienne de ABN AMRO Asset Management, qui dirige les fonds immobiliers Mackenzie.

Les fonds de pension dans le secteur ont aussi provoqué un intérêt accru des consommateurs, à cause du revenu stable issu des rentes qui investissent directement dans les biens immobiliers ou par le biais d’un fonds immobilier institutionnel, rapporte Mme Girvan.

Les fonds communs immobiliers et les fonds cotés en Bourse, qui imitent les indices immobiliers, se concentrent habituellement sur les propriétés commerciales inscrite en Bourse.

Même si le secteur mondial de l’immobilier était « en feu » l’année dernière – quelques fonds obtenant des profits de plus de 40 % – il y a eu un recul cette année. Quelques-unes des pertes de rendement des fonds libellés en dollars canadiens peuvent être attribuées à un dollar canadien robuste, et le fait que ces fonds ne sont pas couverts.

Néanmoins, les titres immobiliers américains et européens ont aussi subi l’inquiétude au sujet des taux d’intérêt croissants et des remous dans le marché hypothécaire américain. Un peu de cette anxiété a déteint sur les marchés mondiaux des valeurs mobilières, qui ont subi une forte chute la semaine dernière.

Stephen Way, un gestionnaire de portefeuille de la Société de gestion AGF Limitée, affirme avoir réduit la proportion américaine dans le Fonds AGF Immobilier mondial à environ 18 %. Il privilégie les titres provenant d’endroits comme Singapour, Hong Kong et le Japon dans la région Asie-Pacifique.

« En tant qu’indice, la performance des titres [dans cette région] a dépassé les indices mondiaux plus larges en immobilier par environ 25 à 30 % au cours des six derniers mois, indique M. Way. Cela démontre les bénéfices des placements mondiaux en immobilier, et les différents changements qui peuvent s’opérer dans les marchés. »

Le gestionnaire affirme être confiant à propos des perspectives concernant le continent européen et la Grande-Bretagne, « qui a eu 15 % de son fonds en argent comptant la semaine dernière.  Nous utiliserons ce recul pour ajouter à nos positions. », renchérit-il.

Steven Buller, qui dirige le Fonds Fidelity Immobilier mondial pour Fidelity Investments Canada Ltd., croit que le sentiment dans le secteur est effectivement négatif. Il soutient cependant que les facteurs économiques fondamentaux dans le secteur immobilier commercial continuent d’être assez bons, bien que les titres soient négociés à un cours légèrement inférieur cette année.

Les investisseurs devraient tenir compte de l’immobilier à l’intérieur d’un portefeuille aux actifs multiples, et à long terme, ils peuvent s’attendre à un rendement annuel de 8 à 10 %, assure M. Buller.

Le Groupe Desjardins a lancé le Fonds Desjardins Immobilier mondial en janvier, à temps pour le lancement de ses nouveaux Portefeuilles Chorus, un programme qui présente les fonds communs selon leur profil de risque.

Le raisonnement derrière l’inclusion d’un fonds immobilier est qu’il est plus faiblement corrélé aux marchés des valeurs mobilières comme le S&P 500, et peut réduire la volatilité à l’intérieur d’un portefeuille, explique Steven Zanolin, gestionnaire de produit pour Fonds Desjardins.

Mark Chow, analyste de Morningstar Canada, argue que le fond immobilier peut certainement aider à diversifier le portefeuille, mais devrait en représenter moins de 10 %. Les investisseurs devraient être vigilants car l’immobilier a déjà été un « secteur chaud qui a obtenu de très bons résultats », certifie-t-il.

Toutefois, Raynor Burke, analyste de fonds à la Financière Banque Nationale, suggère que le recul dans le secteur immobilier mondial pourrait constituer une opportunité d’achat.

« Il est mieux d’acheter maintenant plutôt qu’il y a six mois, juge Mr. Burke. Mais je n’y mettrais pas plus de 2 à 5 % d’un portefeuille… Nous sortons d’années lucratives. Ce ne sera pas un fonds qui atteindra des sommets. »

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