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Les fonds négociés en Bourse vous conviennent-ils ?

18 avril 2008 | Commenter

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Voilà la question que pose l’analyste Philip Lee, de Morningstar Canada, qui constate la popularité croissante de «cette catégorie naissante de fonds de placement».

Les fonds négociés en Bourse (FNB), souligne-t-il, offre des avantages incomparables aux investisseurs qui cherchent des instruments de diversification. D’abord, ils sont fiscalement plus efficaces que les fonds communs traditionnels. En effet, avec ces derniers, les rachats par les investisseurs peuvent forcer les gestionnaires à liquider des actions pour répondre aux sorties de capitaux, ce qui peut générer des distributions de gains en capital imposables pour tous les porteurs de parts.

«Alors que les FNB effectuent également des distributions de gains en capital de par leur activité transactionnelle normale, le gros des transactions d’achat et de vente a lieu entre participants sur le marché libre, et nul n’est donc besoin que le gestionnaire achète ou vende des actions pour faciliter les transactions», note Philip Lee. De plus, les transactions de grosses institutions sont exécutées en nature, ce qui veut dire que le promoteur de fonds échange des parts du FNB contre le panier des titres sous-jacents. «Cela aide aussi à protéger les investisseurs contre les distributions imposables», fait-il remarquer.

Ensuite, les FNB permettent aux investisseurs obligataires d’obtenir des rendements supérieurs à ceux des fonds communs classiques. Il donne l’exemple du fonds iShares CDN Bond Index (XBB.TO) qui, selon lui, mérite d’être considéré. Généralement, les fonds obligataires ont beaucoup de peine à surpasser leurs indices sur une base nette parce que les frais de gestion annulent une grande partie de leur rendement. «C’est la raison pour laquelle le RFG peu élevé du iShares CDN Bond Index lui confère un avantage par rapport à ses pairs», indique-t-il.

Enfin, les FNB sont offerts dans une variété de choix telle qu’ils peuvent «remplir n’importe quel trou dans un portefeuille d’investisseur». Vous voulez un FNB qui suit les sociétés engagées dans la recherche, le développement et la commercialisation de thérapies pour les troubles cutanés ? Vous pouvez vous procurer le fonds HealthShare Dermatology and Wound Care, aux États-Unis. Vous cherchez un FNB qui permet de jouer le marché canadien à la baisse ? Les fonds Horizon BetaPro vous permettent de le faire.

Évidemment, les FNB ne sont pas des produits parfaits. Puisque ce sont des titres boursiers, il faut payer une commission à chaque ordre d’achat ou de vente. Des transactions fréquentes peuvent donc conduire à une accumulation des coûts. «Les investisseurs cherchant à effectuer des achats modestes et fréquents peuvent trouver que les FNB ne sont pas l’idéal en raison de l’impact des frais de courtage», souligne Philip Lee.

De plus, les investisseurs qui achètent des FNB contenant des titres étrangers doivent se méfier des variations de taux de change. Ils seraient avisés de choisir des fonds qui disposent de mécanisme de protection contre ce type de fluctuation. Mais il n’y en aurait qu’une poignée, vendue par Barclays (iShares) et Claymore.

Pour lire l’analyse de Philip Lee, de Morningstar Canada, cliquez ici

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