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Les FPI pourraient rapporter gros

26 janvier 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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L’année 2010 pourrait bien être celle des fonds de placement immobilier (FPI), si l’on en croit le quotidien Globe and Mail. Mieux connus sous l’acronyme anglais REIT, les FPI peuvent convenir aux investisseurs désireux de toucher un rendement supérieur à la moyenne, mais craintifs des soubresauts de la Bourse et découragés du faible intérêt que paient les certificats de dépôt.

Les FPI achètent des immeubles commerciaux, comme des édifices à bureaux et des centres d’achat, et les gèrent de manière à en tirer profit. Ensuite, ils versent aux porteurs de parts des distributions en argent issues des bénéfices d’exploitation. Les parts des FPI canadiens sont négociées à la Bourse de Toronto.

Les FPI ont connu leur heure de gloire au lendemain du krach des titres technologiques au début des années 2000. Mais ils ont perdu leur attrait avec la remontée des Bourses de 2003 à 2008, les difficultés du secteur immobilier aux États-Unis et l’annonce par le fédéral de l’élimination des avantages fiscaux dont profitent les fiducies de revenus.

Cinq arguments en faveur des FPI

Or, le vent pourrait se remettre à souffler en leur faveur, soutient le Globe and Mail, et ce, pour cinq raisons.

1.  Les FPI ont de l’argent. Des analystes estiment que les FPI disposent de 1,5 milliard de dollars en liquidités prêtes à être investies. Comme le parc immobilier canadien a subi une dévaluation marquée au cours des deux dernières années, les FPI pourraient faire de bonnes affaires. S’ils parviennent à augmenter leurs portefeuilles d’immeubles à revenus, les FPI seraient en position de bonifier les distributions qu’ils versent à leurs porteurs de parts.

2. Les FPI ont peu de concurrence. Les caisses de retraite et les fonds privés s’intéressent de moins en moins au secteur immobilier, car la gestion d’édifices commerciaux requiert une expertise spécifique. De plus, les coûts liés à l’achat d’immeubles à revenus peuvent être trop importants pour les caisses de retraite et les fonds privés.

3. Les FPI devraient pouvoir bonifier leurs distributions. S’ils augmentent leur parc immobilier, les FPI seront en bonne position pour augmenter leurs distributions. Le fonds Canadian REIT l’a fait en 2009, et on attend la même chose cette année de la part des FPI Crombie, Northern, Allied, Cominar et First Capital. À titre indicatif, le Fonds de placement immobilier Cominar, qui possède 225 immeubles dans les régions de Québec, de Montréal et d’Ottawa, a versé en 2009 des distributions mensuelles totalisant 1,44 $ par part. C’était 1,6 % de plus qu’en 2008 et 10 % de mieux qu’en 2007.

4. Il y a encore de la place à la croissance. Au Canada, plusieurs gros FPI ne sont pas cotés en Bourse. Or, pour financer leurs projets d’expansion, ils pourraient se tourner vers l’épargne publique. Selon Michael Smith, de la maison Macquarie Securities, il est possible qu’on assiste à quatre ou cinq entrées en Bourse cette année.

5. Le FPI ne sont pas des fiducies de revenus. Juridiquement parlant, les FPI ne sont pas des fiducies de revenus. Cela signifie qu’ils ne sont pas visés par les dispositions de la loi qui entraîneront, en 2011, l’abolition des avantages fiscaux des fiducies de revenus au Canada. Actuellement, les investisseurs canadiens détiennent quelque 20 milliards de dollars dans les fiducies de revenus. S’ils en transfèrent ne serait-ce que 10 % dans les FPI, cela aurait pour effet de faire grimper rapidement le prix des parts, indique Ed Sonshine, président du FPI RioCan REIT.

Le Globe and Mail a demandé à des analystes d’identifier trois FPI prometteurs. Leurs recommandations : Boardwalk REIT (BEI-UN.TO), Allied Properties (AP-UN.TO) et Canadian REIT (REF-UN.TO). Dans ces trois cas, on apprécie la qualité des portefeuilles, la santé des bilans financiers et la prudence des dirigeants.

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L’année 2010 pourrait bien être celle des fonds de placement immobilier (FPI), si l’on en croit le quotidien Globe and Mail. Mieux connus sous l’acronyme anglais REIT, les FPI peuvent convenir aux investisseurs désireux de toucher un rendement supérieur à la moyenne, mais craintifs des soubresauts de la Bourse et découragés du faible intérêt que paient les certificats de dépôt.

Les FPI achètent des immeubles commerciaux, comme des édifices à bureaux et des centres d’achat, et les gèrent de manière à en tirer profit. Ensuite, ils versent aux porteurs de parts des distributions en argent issues des bénéfices d’exploitation. Les parts des FPI canadiens sont négociées à la Bourse de Toronto.

Les FPI ont connu leur heure de gloire au lendemain du krach des titres technologiques au début des années 2000. Mais ils ont perdu leur attrait avec la remontée des Bourses de 2003 à 2008, les difficultés du secteur immobilier aux États-Unis et l’annonce par le fédéral de l’élimination des avantages fiscaux dont profitent les fiducies de revenus.

Cinq arguments en faveur des FPI

Or, le vent pourrait se remettre à souffler en leur faveur, soutient le Globe and Mail, et ce, pour cinq raisons.

1. Les FPI ont de l’argent. Des analystes estiment que les FPI disposent de 1,5 milliard de dollars en liquidités prêtes à être investies. Comme le parc immobilier canadien a subi une dévaluation marquée au cours des deux dernières années, les FPI pourraient faire de bonnes affaires. S’ils parviennent à augmenter leurs portefeuilles d’immeubles à revenus, les FPI seraient en position de bonifier les distributions qu’ils versent à leurs porteurs de parts.

2. Les FPI ont peu de concurrence. Les caisses de retraite et les fonds privés s’intéressent de moins en moins au secteur immobilier, car la gestion d’édifices commerciaux requiert une expertise spécifique. De plus, les coûts liés à l’achat d’immeubles à revenus peuvent être trop importants pour les caisses de retraite et les fonds privés.

3. Les FPI devraient pouvoir bonifier leurs distributions. S’ils augmentent leur parc immobilier, les FPI seront en bonne position pour augmenter leurs distributions. Le fonds Canadian REIT l’a fait en 2009, et on attend la même chose cette année de la part des FPI Crombie, Northern, Allied, Cominar et First Capital. À titre indicatif, le Fonds de placement immobilier Cominar, qui possède 225 immeubles dans les régions de Québec, de Montréal et d’Ottawa, a versé en 2009 des distributions mensuelles totalisant 1,44 $ par part. C’était 1,6 % de plus qu’en 2008 et 10 % de mieux qu’en 2007.

4. Il y a encore de la place à la croissance. Au Canada, plusieurs gros FPI ne sont pas cotés en Bourse. Or, pour financer leurs projets d’expansion, ils pourraient se tourner vers l’épargne publique. Selon Michael Smith, de la maison Macquarie Securities, il est possible qu’on assiste à quatre ou cinq entrées en Bourse cette année.

5. Le FPI ne sont pas des fiducies de revenus. Juridiquement parlant, les FPI ne sont pas des fiducies de revenus. Cela signifie qu’ils ne sont pas visés par les dispositions de la loi qui entraîneront, en 2011, l’abolition des avantages fiscaux des fiducies de revenus au Canada. Actuellement, les investisseurs canadiens détiennent quelque 20 milliards de dollars dans les fiducies de revenus. S’ils en transfèrent ne serait-ce que 10 % dans les FPI, cela aurait pour effet de faire grimper rapidement le prix des parts, indique Ed Sonshine, président du FPI RioCan REIT.

Le Globe and Mail a demandé à des analystes d’identifier trois FPI prometteurs. Leurs recommandations : Boardwalk REIT (BEI-UN.TO), Allied Properties (AP-UN.TO) et Canadian REIT (REF-UN.TO). Dans ces trois cas, on apprécie la qualité des portefeuilles, la santé des bilans financiers et la prudence des dirigeants.

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