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Économie

Les gestionnaires séduits par les actions américaines

10 avril 2012 | Ronald McKenzie | Commenter

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La confiance des gestionnaires à l’égard des actions s’est améliorée au cours du premier trimestre, les titres américains et les petites capitalisations canadiennes remportant la palme, révèle le plus récent sondage d’Investissements Russell.

Les spécialistes interrogés estiment que les actions américaines ont atteint leur vitesse de croisière et leurs homologues canadiennes demeurent raisonnablement valorisées.

Bien que l’optimisme ait dominé sur l’ensemble des marchés, les actions américaines ont connu le plus grand changement, la tendance haussière concerne maintenant 72 % des gestionnaires, par rapport à 50 % précédemment.

En raison de l’émergence de données économiques encourageantes aux États-Unis, à peine 17 % des gestionnaires émettent maintenant des perspectives baissières. « L’idée selon laquelle l’économie américaine reprend de la vigueur et résistera aux incertitudes qui planent sur la croissance mondiale semble recueillir une majorité d’adeptes », a commenté Investissements Russell.

Aux yeux des participants, les actions canadiennes présentent encore des perspectives positives, mais chez un nombre décroissant d’entre eux (56 % contre 63 %). La plupart des gestionnaires trouvent que les titres canadiens ne comptent probablement pas d’aubaines, mais que leur valorisation demeure raisonnable. « Le marché était considéré comme adéquatement évalué par 75 % des gestionnaires, sous-évalué par 17 % et surévalué par seulement 8 % d’entre eux », note Investissements Russell. Les avis sont bien plus positifs à l’égard des petites capitalisations canadiennes, pour lesquelles 65 % des gestionnaires anticipent une hausse, soit deux fois plus qu’à la fin du trimestre précédent. Les secteurs cycliques suscitent plus d’intérêt que les secteurs défensifs, mais personne ne mise sur une hausse des titres des services publics.

La confiance des gestionnaires baisse d’un sérieux cran du côté des titres à revenu fixe. Les perspectives baissières à l’égard des obligations canadiennes recueillent l’adhésion de 71 % des experts interrogés. Seulement 12 % d’entre eux continuent à anticiper une hausse.

« Comme nous l’avions prévu, le rendement des obligations d’État devrait légèrement remonter au cours du premier semestre, en raison de l’embellie des données économiques aux États-Unis et de la résorption de la crise européenne de la dette », a indiqué la société de placements. Les rendements obligataires pourraient s’améliorer à mesure que la ruée vers les valeurs refuge s’estompe. Cependant, Investissements Russell n’envisage pas le « développement d’une période baissière pour les obligations », tant que les entraves à une croissance plus robuste demeureront significatives et de nature à confiner les rendements.

Enfin, près de neuf gestionnaires sur dix précisent que les enjeux macroéconomiques, qui avaient si fortement pesé sur les marchés l’an dernier, continueront à exercer la même influence sur leurs processus de décision cette année.

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