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Les grandes banques sous pression

6 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

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La série de mesures préventives qui ont été mises en vigueur afin de prévenir une nouvelle crise financière majeure semble coûter cher aux grandes banques, indique un nouveau sondage.

En effet, 69 % des banques dites d’importance systémique mondiales (BISM) ont déclaré des pertes de plus de 1 G $US attribuables aux « risques autres que financiers » au cours des trois dernières années, révèle le 6e sondage annuel sur les banques, mené par EY et l’association des grandes banques et institutions financières mondiales (IIF).

« Même si les banques canadiennes ont probablement enregistré des pertes plus modestes, ces dernières n’en demeurent pas moins importantes », lit-on dans un communiqué.

On appelle les risques autres que financiers ceux liés, par exemple, à la gouvernance et à la conformité réglementaire.

Au total, des chefs de la gestion et d’autres hauts dirigeants de 51 grandes banques disséminées dans 29 pays ont pris part à ce sondage. Du nombre, on compte huit institutions financières canadiennes, dont la Banque Scotia, la BMO, la RBC, la CIBC et la TD.

OBJECTIF : RÉDUIRE LES COÛTS

Pour réduire ces coûts, qui ont grimpé en flèche depuis la crise financière de 2008, 77 % des banques ont notamment choisi de responsabiliser davantage leur personnel de guichet. Concrètement, selon le sondage :

  • Pour 85 % des banques sondées, une violation en matière de conduite face au risque est immédiatement signalée au service de la gestion des risques (en hausse de 9 % par rapport à l’an dernier).
  • Pour 69 % d’entre elles, ce sont les responsables des gammes de service ou des équipes techniques qui traitent les violations.
  • Dans la vaste majorité des cas (94 %), les violations graves aux politiques sur la gestion des risques entraînent des mesures disciplinaires.

« Au Canada, nous constatons également que les banques investissent dans des systèmes d’information plus intégrés afin de gérer les risques et de contrôler les coûts », affirme Simon Beaulieu, leader, Gestion des risques des services financiers d’EY.

Qu’est-ce qu’une BISM?

Les banques d’importance systémique mondiales (BISM) sont des institutions financières d’importance, souvent qualifiées de « trop grosses pour faire faillite » (too big to fail) dans le jargon financier. Au Canada, par exemple, le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) a désigné la Banque de Montréal, la Banque Royale du Canada, la Banque Nationale du Canada, la CIBC, la Banque Scotia et la Banque Toronto-Dominion comme banques d’importance systémique nationale (BISN).

Les critères de sélection sont les suivants : la taille, les créances et les passifs intrafinanciers, et le rôle des banques dans les marchés financiers nationaux et dans les infrastructures financières, précise le site web du BSIF.

La désignation de telles institutions est née dans la foulée de la crise financière de 2008 et de diverses mesures préventives qui ont par la suite été adoptées à l’échelle planétaire.

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