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Les hypothèques à risque coûtent 360 millions de dollars à la Banque Royale

14 novembre 2007 | Commenter

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La Banque Royale a prévenu les marchés qu’elle inscrira une charge de 360 millions de dollars avant impôt à ses résultats du 4e trimestre, qui seront publiés le 30 novembre prochain.

Cette radiation d’actifs est liée à son exposition aux hypothèques à risque aux États-Unis, où la Royale détiendrait pour 1 milliard de dollars de ces titres. Cela représente 0,2 % de son actif total sous gestion.

Une autre charge d’environ 120 millions de dollars avant impôt sera également enregistrée dans ce trimestre. Elle se rapporte à une augmentation des engagements au titre des récompenses pour la fidélité des clients à ses cartes de crédit. En clair, cela signifie que les clients de la Banque Royale utilisent davantage de points Visa qu’ils en accumulent.

Ces charges seront en partie compensées par un gain de 325 millions de dollars avant impôt. Ce profit est issu de la restructuration de Visa et à l’échange de la participation à titre de membre de RBC dans l’Association Visa Canada contre des actions de Visa.

Même si ces opérations se soldent par une écriture comptable négative, cela n’a pas empêché les investisseurs de faire grimper l’action de la Banque Royale de plus de 3 % à 52,12 $ à la Bourse de Toronto mardi dernier.

L’analyste John Aiken, de Valeurs mobilières Dundee, explique que la Banque Royale a agi avec prudence en liquidant une partie de ses actifs problématiques à l’aide d’une rentrée d’argent non récurrente, soit le gain généré par la restructuration de Visa.

Un autre analyste, Brad Smith de Blackmont Capital, indique que l’inscription de ces charges ne signifie pas nécessairement la fin des radiations d’actifs pour la Banque Royale. La remise en ordre des marchés de crédit est une processus continu, note-t-il, et d’autres pertes pourraient être déclarées.

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