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Économie

Les investisseurs canadiens tentés d’aller voir ailleurs

25 février 2016 | La rédaction | Commenter

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monde_investir_emergent_action_Bourse_conseiller_portefeuille_425Les Canadiens qui investiront cette année pour assurer leur retraite ont l’intention de diversifier leur portefeuille avec des actions mondiales dans l’espoir d’en augmenter le rendement, selon un sondage publié hier par la Banque CIBC.

Malgré la faiblesse du huard, 41 % des investisseurs qui prévoient acquérir des actions ou des fonds communs de placement (FCP) affirment ainsi rechercher des occasions hors du pays, soit une nette augmentation par rapport à la même période l’an dernier (31 %).

De façon générale, les personnes sondées envisagent principalement de placer leur argent dans :

  • des actions canadiennes, y compris des FCP détenant de telles actions (59 % des répondants);
  • des actions américaines, incluant des FCP qui comprennent ce type d’actions (15 %);
  • des actions mondiales dans des marchés émergents, y compris des FCP détenant de telles actions (15 %);
  • des actions mondiales dans des marchés industrialisés, comme ceux de l’Europe, incluant des FCP qui comprennent ce type d’actions (11 %).

« Même s’il est normal pour les investisseurs d’avoir une « préférence nationale », c’est-à-dire une surpondération du portefeuille en actions canadiennes, le fait de ne détenir que des titres canadiens peut nuire au rendement », justifie Luc de la Durantaye, directeur général, Répartition de l’actif et Gestion des devises au sein de Gestion d’actifs CIBC.

Des données de Statistique Canada publiées la semaine dernière montrent qu’au quatrième trimestre de 2015, les investisseurs canadiens ont favorisé les titres étrangers, tandis que leurs homologues hors de nos frontières ont délaissé les titres canadiens. Il en a résulté une sortie nette de fonds de 16,5 G$ entre le début du mois d’octobre et la fin du mois de décembre.

L’IMMOBILIER ET LES INFRASTRUCTURES ONT LA COTE

« Le Canada ne représente qu’environ 3 % de la capitalisation du marché au monde, donc la diversification géographique peut renforcer le portefeuille au long terme. Cela élargit considérablement les options d’investissement et aide à atténuer le risque », ajoute M. de la Durantaye.

Au cours des 15 dernières années, quatre différents marchés d’actions au monde ont affiché les meilleurs rendements annuels, rappelle CIBC, qui précise que l’indice composé S&P/TSX de référence du Canada n’a jamais été à la tête de cette liste durant cette période. L’an dernier, c’est l’indice Nikkei, au Japon, qui a affiché le plus fort taux de croissance (+9,2 %), tandis que le Standard & Poor’s 500, aux États-Unis, a occupé le premier rang en 2014, avec un rendement de 13,7 %.

Le sondage publié hier montre également que la volatilité récente du marché et le bas taux du dollar canadien incitent près du quart (22 %) des investisseurs à examiner les catégories d’actifs dites « non traditionnelles », tels que l’immobilier et les infrastructures, comme moyen de diversifier leurs placements et d’augmenter leur rendement.

RÉDUIRE LE NIVEAU D’EXPOSITION AU RISQUE

« Ajouter des investissements non traditionnels, sélectionnés avec prudence, à un portefeuille d’actions et d’obligations traditionnelles est une autre façon de le diversifier et peut aider à réduire le niveau de risque global auquel on est exposé », estime Luc de la Durantaye.

Puisque les ressources et le secteur financier sont les deux catégories les plus importantes sur les marchés d’actions au pays, il est important pour les investisseurs de diversifier leurs placements, tant géographiquement que par rapport aux catégories d’actifs, ce qui leur permettra de réaliser leurs objectifs à long terme, conclut le dirigeant.

Le sondage a été mené en direct du 20 au 22 janvier par la firme Vision Critical auprès de 1 003 Canadiens membres du Forum Angus Reid et détenant un portefeuille d’investissement en vue de la retraite.

Comment diversifier ses investissements?

La CIBC donne les conseils suivants :

  • Consulter un conseiller. Il peut aider l’investisseur à évaluer son portefeuille et à comprendre sa sensibilité globale à la volatilité des marchés des actions. Il l’aidera aussi à personnaliser un plan en fonction de ses objectifs d’investissement à long terme et lui permettra de s’assurer que ses investissements sont diversifiés à l’échelle mondiale.
  • Choisir des investissements mondiaux « équilibrés ». Une composition « stratégiquement diversifiée » de différentes catégories d’actions et d’obligations, ainsi que d’éventuelles catégories d’actifs non traditionnelles (infrastructures et immobilier, par exemple) « peut faciliter la réalisation des objectifs de placement par l’atténuation de la volatilité des composants sous-jacents ».

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