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Les investisseurs punissent Manuvie

9 mai 2008 | Commenter

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L’action de la Financière Manuvie a subi les foudres des investisseurs mécontents. Le titre a reculé de plus de 5 % à 36,90 $ hier à la Bourse de Toronto.

C’est que Manuvie a présenté les résultats du 1er trimestre 2008 qui font état d’une rentabilité en baisse. En effet, son bénéfice net a été de 862 millions dollars, soit 12 % de moins que celui de l’année précédente. Ce fléchissement s’explique par les turbulences boursières qui ont retranché environ 265 millions de dollars à ses gains.

«Les marchés boursiers ont été très défavorables au cours du trimestre, les marchés américains, asiatiques et japonais ayant connu leur pire recul en 21 trimestres. Selon nos pratiques actuarielles, nous sommes tenus de supposer que ces baisses seront permanentes et, par conséquent, nous avons passé en charges la somme de 265 millions de dollars après impôts au cours du trimestre. Il faut noter qu’il s’agit d’une opération sans effet sur la trésorerie qui, à moins de nouvelles baisses des marchés, ne se reproduira pas aux trimestres suivants», a souligné Peter Rubenovitch, vice-président directeur principal et chef des finances.

Les revenus de l’assureur torontois ont également déçu les investisseurs. Ils ont chuté de 7,5 % pour se chiffrer à 7,9 milliards de dollars. Les primes et dépôts ont retraité de 5 % à 17,8 milliards de dollars. Les actifs sous gestion ont grimpé de 2 % pour atteindre 400 milliards de dollars. Quant au rendement des capitaux propres, il s’est établi à 15,1 %, contre 16,1 % un an plus tôt.

À l’assemblée annuelle des actionnaires, Dominic D’Alessandro, pdg de Manuvie, a annoncé qu’il quittera ses fonctions à compter de la prochaine assemblée annuelle en mai 2009. Le conseil d’administration était au courant de cette décision et compte lui nommer un successeur d’ici la fin de l’année.

Dans son discours aux actionnaires, Dominic D’Alessandro a souligné que la crise financière mondiale qui a frappé les marchés l’été dernier apportera des «changements profonds» dans l’industrie des services financiers. Il a exhorté les autorités réglementaires à bien mesurer l’impact qu’ont les fonds de couverture et les produits dérivés sur les marché, car il présentent des «risques systémiques».

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