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Les investisseurs restent tièdes vis-à-vis du plan de transformation de la Banque Nationale

17 septembre 2008 | Commenter

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L’action de la Banque Nationale a fléchi de 1,5 % hier à Toronto pour terminer la séance à 52,30 $. Les investisseurs semblent être demeurés tièdes vis-à-vis du plan de transformation annoncé lundi par la Banque Nationale.

Ce plan, rappelons-le, prévoit une série d’initiatives qui s’articulent autour de quatre priorités :
1. Réaffecter le personnel afin de mieux répondre aux besoins des clients. Cela implique la révision en profondeur des activités de gestion de patrimoine.
2. Simplifier les processus en améliorant la technologie.
3. Éviter les dédoublements pour ce qui est fonctions corporatives.
4. Accroître la culture de collaboration, de responsabilité et de performance à tous les échelons de l’organisation.

Plusieurs éléments importants du plan n’ont pas été divulgués. Par exemple, la Banque Nationale veut augmenter le nombre de ses planificateurs financiers afin de mieux desservir sa clientèle. Combien de nouveaux professionnels compte-t-elle embaucher? « Il n’y a pas d’objectifs qui ont été communiqués. On veut avoir plus de monde sur le terrain, en succursales », a dit Denis Dubé à Conseiller.ca. Près de 300 planificateurs financiers diplômés de l’Institut québécois de planification financière travaillent actuellement pour la Banque Nationale.

À propos de main-d’œuvre, le plan de transformation table sur une mise en valeur des activités liées à la gestion de patrimoine et à la gestion de fortune. Pour les neuf premiers mois de 2008, la gestion de patrimoine a généré des revenus de 646 millions de dollars, soit 22,5 % des produits totaux de la Banque Nationale pour cette période. Quelles sont les cibles pour les années à venir? « Nous n’avons pas communiqué ces objectifs. Évidemment, nous voulons augmenter notre présence dans ce secteur en mettant les énergies et les ressources au bon endroit », a indiqué Denis Dubé.

Le plan de transformation précise que certaines fonctions disparaîtront. Avec l’attrition naturelle, les départs à la retraite et les réaffectations d’employés, la banque s’attend à ce que l’impact sur les emplois soit neutre, « les emplois créés compensant les emplois supprimés ». Denis Dubé dit que la Banque Nationale a évalué combien de postes seront perdus. Mais celle-ci n’a pas voulu dévoiler de chiffres.

Devant ce menu limité, on peut comprendre la réaction des investisseurs.

Il faut dire que la Banque Nationale n’est pas la seule à avoir connu une journée boursière négative. Les titres de toutes les grandes banques canadiennes ont subi des reculs. La Banque Royale est celle qui s’en est le plus mal tiré. Son action a cédé 3,3 % à 46,50 $.

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