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Les marchés boursiers en 2014 : des gains plus modestes

13 janvier 2014 | Fabrice Tremblay | Commenter

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Les marchés boursiers nord-américains continueront à progresser cette année, même si cela devrait être à un rythme plus modeste qu’en 2013. C’est ce qu’ont souligné des gestionnaires de portefeuilles de Fidelity dans une conférence web destinée aux conseillers.

Depuis le creux de mars 2009, la Bourse américaine a connu cinq années de remontée spectaculaire. En 2013, l’indice S&P 500 a gagné 32,39 %. « Les titres de l’indice S&P se négocient actuellement à un multiple d’environ 15 fois les profits, ce que nous estimons être une valeur juste », dit Mike Hickey, gestionnaire de portefeuilles institutionnels chez Fidelity. Selon le gestionnaire américain, il serait difficile de voir les multiples s’accroître beaucoup plus l’année prochaine. D’où l’importance de choisir des compagnies qui se démarquent. « À mesure que nous avancerons dans l’année 2014, nous croyons que le marché va devenir de plus en plus propice aux investisseurs sélectifs », ajoute-t-il.

Certains secteurs du marché boursier américains sont même déjà un peu surévalués, soutient l’expert. Il cite les domaines des logiciels et des réseaux sociaux, qui demeurent par ailleurs très prometteurs à long terme.

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Le poids des matériaux
Le marché canadien a aussi bien performé en 2013, même si la progression est moins impressionnante que chez le vis-à-vis américain. La raison principale de cette différence est le contexte difficile pour les matières premières à l’échelle internationale. L’Indice composé S&P/TSX a clôturé l’année avec un gain total de 12,99 %. Le secteur Matériaux de l’indice a affiché une baisse de -29 %.

Les investisseurs ne devraient pas s’arrêter au tableau global, croit Andrew Marchese, chef des actions canadiennes et gestionnaire de portefeuilles chez Fidelity. « En fait, huit secteurs des dix qui composent l’indice ont produit des gains soutenus, dont le secteur Finance, qui a gagné 23 % », souligne le gestionnaire. Plus de la moitié du secteur Matériaux dépend du prix de l’or, qui a connu une année difficile. L’année 2014 ne devrait pas d’ailleurs être beaucoup plus propice aux actions aurifères.

Dans le secteur des matériaux, certaines industries se portent quand même bien, rappelle M.  Marchese. « Les domaines de la foresterie et du bois d’œuvre bénéficient de la reprise soutenue du marché immobilier américain et de la baisse du dollar canadien. De manière générale, il faut éviter de rejeter un secteur au complet, il y a toujours moyen de trouver des “pépites” dans un secteur en baisse », dit-il.

Les banques en remontée
Les actions des entreprises financières ont retenu beaucoup l’attention au Canada dans la dernière année. Au début de 2013, les craintes étaient nombreuses quant à une éventuelle baisse du marché immobilier et au poids de l’endettement des ménages. « Les prix des actions bancaires intégraient les risques d’une éventuelle crise du marché immobilier. À mesure que l’année a avancé, les investisseurs ont réalisé que pour l’instant les conséquences sont assez bénignes », explique M. Marchese. Les actions bancaires étaient offertes à escompte par rapport à d’autres titres influencés également par les taux d’intérêt.

En milieu d’année, les actions des banques canadiennes ont remonté, dans la foulée de la poursuite de la politique monétaire accommodante de la Fed. Cela fait dire à M. Marchese que ce sont les cycles du crédit qui resteront le principal déterminant du prix des actions du secteur financier, du moins pour le moment. Le risque posé par l’endettement demeure, précise-t-il cependant.

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