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Les millionnaires possèdent la moitié de la richesse mondiale

9 juin 2016 | La rédaction | Commenter

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riches_dollar_argent_nantis_aises_fortune_patrimoine_425À eux seuls, les millionnaires détiennent presque la moitié (47 %) de la richesse privée mondiale, soit environ 78 800 milliards de dollars, selon le rapport annuel du Boston Consulting Group dévoilé mardi.

Au total, 18,5 millions de foyers fortunés se partagent cette somme colossale, qui est légèrement plus élevée que le produit intérieur brut (PIB) mondial. C’est aux États-Unis que l’on retrouve le plus grand nombre de ménages millionnaires (8 millions), suivis par la Chine (2 millions). Proportionnellement à la population, c’est toutefois au Liechtenstein et en Suisse qu’ils sont les plus présents.

La concentration des richesses est particulièrement prononcée en Amérique du Nord, où les 60 400 milliards de dollars cumulés de fortunes privées sont détenus à 63 % par les millionnaires. Selon le Boston Consulting Group, cette proportion, qui est déjà la plus forte sur le globe, devrait atteindre 69 % en 2020.

L’ENRICHISSEMENT A RALENTI EN 2015

Malgré tout, l’année 2015 n’a pas offert les plus grandes occasions d’enrichissement aux millionnaires. Toujours selon le rapport, la richesse privée mondiale n’a crû que de 5,2 % l’année dernière, comparativement à 7 % en 2014. Les nombreuses turbulences financières, l’instabilité politique et les sanctions économiques pourraient expliquer ce ralentissement.

« La progression de la richesse privée mondiale a perdu de la vitesse en 2015, notamment dans les marchés développés », résument les experts du Boston Consulting Group cités par l’Agence France-Presse.

La richesse accumulée dans les centres offshore, qui offrent fiscalité avantageuse et discrétion aux non-résidents, a en revanche progressé de 3 % en un an pour atteindre près de 10 000 milliards de dollars. Les destinations les plus populaires auprès des grandes fortunes demeurent la Suisse, Singapour et la Grande-Bretagne.

Et en dépit des mesures de régulation visant à combattre l’évasion fiscale, le Boston Consulting Group s’attend à une progression du secteur offshore au cours des prochaines années.

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