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Accréditation

Les Normes d’hypothèses de projection 2015 de l’IQPF sont arrivées

7 mai 2015 | La rédaction | Commenter

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L’Institut québécois de planification financière (IQPF), en collaboration pour la première fois avec le Financial Planning Standards Council, vient de publier ses Normes d’hypothèses de projection pour l’année 2015.

Mis à jour au printemps de chaque année, cet outil se veut « un guide » pour aider le planificateur financier à « réaliser des projections financières à moyen et long terme réalistes et libres de possibles biais cognitifs » de sa part, selon l’IQPF.

En effet, souligne l’Institut, « prédire la direction que prendra l’économie et comment évolueront les marchés financiers est un exercice périlleux qui demande l’intégration d’une grande quantité de variables et, par conséquent, de modèles d’évaluation ayant un fort degré de sophistication ».

Nouveauté

Réalisé par Nathalie Bachand, A.S.A., Pl. Fin., Martin Dupras, A.S.A., Pl. Fin., M. Fisc., William Jack, CFP, FCIA, CPCA, Daniel Laverdière, A.S.A., Pl. Fin., et Patrick Longhurst, CFP, FCIA, ce document contient des estimations du taux d’inflation, du taux d’emprunt, de l’espérance de vie et du rendement de trois types de placements : les titres à court terme, les titres à revenu fixe ainsi que les actions canadiennes.

Pour la première fois, il inclut également cette année une estimation du taux de croissance du maximum des gains annuels ouvrant droit à pension (MGAP ou MGA).

« L’idée est d’offrir un cadre, une sorte de fil conducteur, aux planificateurs financiers pour les aider à affiner leurs projections à long terme, notamment en matière de revenus de retraite ou de besoins d’assurance vie », explique Nathalie Bachand, présidente du conseil d’administration de l’IQPF et corédactrice des Normes.

Pas un outil prévisionnel

« C’est un outil destiné à leur faciliter la vie et à les protéger aussi, jusqu’à un certain point, pour que leurs hypothèses reposent sur une base solide, ajoute-t-elle. Nos recherches leur permettent d’avoir une source de référence sur laquelle ils peuvent s’appuyer. »

Mais attention, précise Nathalie Bachand, ce guide « ne représente en aucune manière une prévision sur les rendements des 12 prochains mois », et il ne doit donc pas être utilisé à cette fin. Les Normes « sont préparées pour des projections et des analyses portant sur plusieurs années », insiste d’ailleurs l’IQPF.

Par ailleurs, les planificateurs financiers doivent aussi savoir faire la part des choses, indique l’Institut : « Puisque chaque cas est différent, des projections ou analyses utilisant des hypothèses s’écartant des Normes peuvent être utilisées. Toutefois, une justification des écarts devrait appuyer cette décision. »

Des différences selon les régions

Ainsi, relève l’IQPF, « une projection de coûts, comme une projection des frais de scolarité, peut être différente d’une région à l’autre, ce qui peut justifier l’utilisation d’un taux de croissance différent de la norme d’inflation ».

À noter que le document ne mentionne pas l’évolution du marché immobilier, et ce, pour les raisons suivantes :

  • des normes distinctes pour les immeubles résidentiels, commerciaux et industriels auraient été nécessaires;
  • un « indice de régionalité » aurait aussi été requis, puisque l’immobilier évolue différemment à Montréal, à Québec, à Toronto et à Vancouver, par exemple.

Les estimations pour 2015

  • taux d’emprunt : 4,9 %;
  • inflation : 2 %;
  • rendement à court terme : 2,9 %;
  • rendement des titres à revenu fixe : 3,9 %;
  • rendement des actions canadiennes : 6,3 %;
  • croissance du MGAP ou MGA : 3 % (inflation + 1 %).

Ces hypothèses sont établies à partir de « sources externes variées et crédibles, telles que le Régime de rentes du Québec et le Régime de pensions du Canada », précise l’IQPF.


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