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Les obligations provinciales, un bon choix selon Desjardins

2 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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taux-obligations-img« Les craintes d’une entrée en marché baissier pour le S&P 500 sont exagérées » et le marché des actions « présente au contraire une opportunité intéressante d’un point de vue fondamental », soutenait récemment Desjardins dans une étude.

Partant du principe que ce constat ne se limitait pas aux seules actions américaines, et compte tenu du fait que le cycle boursier américain a généralement une influence sur un large éventail d’actifs, le Mouvement scrute cette fois la performance de différentes catégories d’actifs depuis les 25 dernières années.

Selon Jimmy Jean, économiste principal chez Desjardins, « ce sont les actions qui performent le mieux dans les trois mois après le creux du S&P 500 ». Ainsi, l’indice MSCI européen arrive en tête, tandis que le S&P 500 et l’indice MSCI des marchés émergents affichent des augmentations moyennes d’ampleur similaire.

MEILLEURS RÉSULTATS SUR TROIS MOIS

De leur côté, bien que les obligations « offrent généralement des rendements moins spectaculaires dans ce genre d’environnement », elles parviennent néanmoins à « générer un rendement total positif, en moyenne ».

En analysant les catégories d’actifs de revenu fixe, l’économiste constate que, dans les deux épisodes de reprise d’une correction survenus après la crise de 2008‐2009, les obligations provinciales ont offert une performance supérieure à celle de leurs homologues fédérales. Mieux, elles figurent parmi les catégories d’obligations ayant enregistré les meilleurs résultats sur trois mois.

Jimmy Jean note par ailleurs que les écarts de taux provinciaux se sont considérablement élargis au cours des derniers mois, « de concert avec la hausse de l’aversion au risque observée au début de l’année ».

ACCALMIE SUR LES BOURSES

Toutefois, ajoute-t-il, « une accalmie a déjà commencé à se faire sentir sur les Bourses et elle pourrait se poursuivre, surtout si les données économiques américaines continuaient de s’améliorer ».

Sa conclusion? Les obligations des provinces étant devenues plus abordables et le niveau d’aversion au risque ayant baissé, « il pourrait être opportun pour les investisseurs en revenu fixe d’y augmenter leur pondération ».

 

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