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Les « obligations vertes » germent au Canada

15 avril 2014 | Laurence Hallé | Commenter

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Avis aux investisseurs qui souhaitent injecter du vert à leur portefeuille, RBC Marchés des capitaux vient de se joindre aux banques adhérant aux Principes sur les obligations vertes.

Ces recommandations, appliquées sur une base volontaire et élaborées par Bank of America, Merrill Lynch, Citi, Crédit Agricole CIB et JP Morgan Chase, visent à encourager la transparence et l’intégrité sur le marché en essor de ces titres.

Quelque 25 banques internationales, dont HSBC, ING et, au Canada, BMO Groupe financier et TD, y ont adhéré.

Destinées aux investisseurs soucieux de l’environnement

Les obligations vertes, lancées par la Banque mondiale en 2008, permettent aux investisseurs soucieux de l’environnement de financer des projets en lien avec les changements climatiques, notamment par des mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

On ignore encore à quel moment RBC Marchés des capitaux sera en mesure d’offrir de tels produits.

Une « occasion en or »

Dans un communiqué publié lundi, le premier directeur général de Marchés des capitaux d’emprunt, Paul Bélanger, souligne l’importance pour la banque de se joindre à ce mouvement.

« Les indications de changements climatiques continuent de dominer les gros titres des médias à l’échelle mondiale. Pour les investisseurs socialement responsables, le marché des obligations vertes constitue une occasion en or de participer à des projets qui favorisent la durabilité environnementale », a-t-il indiqué.

Selon RBC Marchés des capitaux, les émissions d’obligations vertes entre 2007 et 2013 représentaient environ 24 milliards, dont 11,8 milliards pour 2013 seulement.

D’autres joueurs

En mars, le Groupe Banque TD annonçait être la toute première institution commerciale canadienne à émettre des obligations vertes, pour un montant total de 500 millions, avec échéance en 2017.

Ce sera au tour du gouvernement ontarien, l’an prochain, de faire une autre percée en la matière en devenant la première province à se lancer dans ce marché, et ce, dans le but de favoriser le financement du transport en commun.

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