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Les parents canadiens champions de l’épargne-étude

9 juin 2016 | La rédaction | Commenter

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diplome_graduation_etude_universite_mere_fille_clients_425Les parents canadiens sont les champions occidentaux de l’épargne-étude, révèle un sondage mondial de HSBC.

Sept parents sur dix (72 %) au Canada affirment avoir commencé à économiser pour les études de leurs enfants. Cette proportion atteint 65 % aux États-Unis, 53 % en Australie, 46 % au Royaume-Uni et 43 % en France. À l’échelle mondiale, ce sont toutefois les pays asiatiques qui dominent le classement. Pas moins de 90 % des parents indonésiens affirment ainsi avoir épargné en vue des études de leurs enfants.

À noter que les pères sont également plus susceptibles que les mères de mettre de l’argent de côté à cette fin (78 % contre 68 %).

L’étude intitulée Une base solide pour l’avenir, qui a sondé 6 241 parents dans 15 pays, dont 434 au Canada, montre aussi que la presque totalité des parents canadiens (96 %) s’attendent à payer la plus grande partie des coûts liés aux études universitaires de leurs enfants, ce qui représente le pourcentage le plus élevé de tous les pays sondés. Cela dit, 39 % des répondants soutiennent que leurs enfants d’âge universitaire les aident à financer leurs études, ce qui représente encore une fois la proportion la plus élevée de tous les pays sondés.

LES ÉTUDES AVANT LA RETRAITE

Bien des parents semblent prêts à renoncer à un peu de confort à la retraite pour financer les études de leur progéniture. Chez les ménages ayant un revenu inférieur à 65 000 $, 53 % considèrent qu’il est plus important de financer les études de leur enfant que d’épargner en vue de la retraite. Cette proportion diminue à 39 % chez les ménages ayant un revenu annuel de plus de 65 000 $.

En plus de sacrifier leur retraite, 54 % des parents canadiens disent être prêts à s’endetter pour permettre à leurs enfants de poursuivre une formation universitaire. Par ailleurs, moins du tiers (31 %) des étudiants à temps plein ont reçu un prêt étudiant du gouvernement fédéral en 2013.

SOUTIEN PARENTAL SOUS CONDITION

Mais les parents canadiens n’ont pas l’intention de faire un chèque en blanc à leurs enfants pour autant. Pas moins de 62 % ont une profession précise en tête pour leur enfant. De ceux-là, ce sont les pères (45 %) qui sont les plus susceptibles d’être influencés par le potentiel de revenu associé à une profession. Les facteurs qui font pencher la balance pour les mères sont le revenu associé à une profession (40 %), le choix de leur enfant (41 %) et les aptitudes de leur enfant (43 %).

Les études à l’étranger demeurent quant à elles plutôt inaccessibles, selon les parents interrogés. Seulement 21 % d’entre eux estiment qu’il s’agit d’un projet réaliste, comparativement à 35 % à l’échelle mondiale.

« Même si les parents canadiens sont parmi les plus susceptibles d’avoir épargné pour les études de leur enfant, ils se demandent quelle incidence les frais de scolarité de leur enfant auront sur la santé financière de leur ménage », a indiqué Betty Miao, vice-présidente à la direction et responsable en chef des services bancaires de détail et gestion de patrimoine à la Banque HSBC Canada.

« En ayant en main un plan financier qui tient compte de l’ensemble des besoins de leur famille et en le mettant à jour régulièrement, ces parents seront mieux outillés pour financer les études de leurs enfants sans sacrifier leurs propres objectifs financiers à long terme. »

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