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Les Québécois craquent pour l’investissement responsable

22 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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terre_arbre_fructifier_vert_alternatif_425Les deux tiers des Québécois sont prêts à se lancer dans l’investissement responsable, révèle un sondage de Desjardins rendu public à l’occasion de la Journée de la Terre. Pour preuve, ce type de placement a franchi le cap des 2 milliards de dollars au Mouvement.

Seuls 11 % des Québécois (mais 20 % des détenteurs de fonds Desjardins) possèdent des titres tenant compte de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cependant, 66 % des résidents de la Belle Province se disent ouverts à y consacrer une partie de leurs investissements, montre cette étude, menée auprès de 1 060 Québécois entre le 7 et le 12 janvier 2016. Pourquoi cette différence? Parce que seulement 46 % d’entre eux ont déjà entendu parler de l’investissement responsable (IR).

« L’IR étant une offre relativement récente, le chiffre de 46 % est très encourageant, croit cependant Rosalie Vendette, conseillère principale en investissement responsable chez Desjardins Gestion de patrimoine. Mais ce qui est encore plus prometteur, c’est ce que nous disent les répondants qui se sont vus présenter l’IR par un conseiller : en effet, 70 % d’entre eux ont fait le choix d’y investir. Cela confirme que l’éducation et l’information doivent être au cœur de la démarche des artisans québécois de l’investissement responsable. »

Quelque 90 % des répondants se disent en effet préoccupés par le respect des droits humains, 89 % par la qualité de l’air et 91 % par la préservation de la nature et des forêts. Ils seraient donc prêts à en tenir compte dans le choix de leurs investissements.

Qu’il s’agisse de fonds communs de placement ou de placements garantis, les analyses indépendantes démontrent que les produits d’investissement responsable offrent des rendements équivalents aux produits traditionnels de même nature. Pourtant, 22 % des Québécois sondés se fient au mythe voulant que le rendement financier de l’IR soit moindre que celui des placements traditionnels.

Pour être sélectionnées dans le cadre d’une stratégie en IR, les entreprises sont soumises à l’examen de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), mais également à une analyse financière rigoureuse pour offrir aux investisseurs une solution de placement qui offrira de la valeur, rappelle Desjardins.

Le Fonds Desjardins Environnement se transforme

L’objectif du Fonds Desjardins Environnement, un des produits d’IR de Desjardins, a été modifié en juin dernier pour donner naissance au Fonds Desjardins SociéTerre Environnement, qui offre désormais une diversification mondiale. Desjardins a ainsi réalisé une première canadienne en basant dorénavant la sélection des titres du Fonds Desjardins SociéTerre Environnement sur l’évaluation des impacts environnementaux des entreprises.

Pour procéder à la sélection des titres, Desjardins utilise désormais les données de la firme spécialisée Trucost. Cette sélection est effectuée à partir d’indicateurs d’impacts environnementaux qui tiennent compte des gaz à effet de serre, mais aussi de la consommation d’eau, de l’utilisation des terres et des écosystèmes et de la production de déchets et de polluants.

Concrètement, cette refonte a permis de réduire d’environ 60 % l’exposition de ce portefeuille aux secteurs de l’énergie et des matériaux, incluant l’industrie minière, alors que ces secteurs comptent pour un peu plus de 30 % du marché boursier canadien.

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