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Les Québécois, épargnants les plus pessimistes du Canada

16 février 2016 | La rédaction | Commenter

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deception_decouragement_travail_stress_employe_425L’Indice de confiance des épargnants Manuvie s’est replié à son niveau le plus bas depuis la dernière crise financière, révèle un rapport publié hier. Et le bât blesse en particulier au Québec.

Cette mesure est actuellement fixée à +16, alors qu’elle avait chuté à +11 pendant la crise. En 2006, elle avait atteint un sommet à +34.

Outre l’érosion de la confiance globale des épargnants, Manuvie constate que 26 % d’entre eux ont le sentiment que leur situation financière s’est détériorée depuis deux ans.

LES ÉPARGNANTS QUÉBÉCOIS PESSIMISTES

L’étude révèle par ailleurs qu’au cours des six derniers mois, les épargnants ont perdu confiance dans les fonds communs (-8 points), dans les fonds indiciels négociables en bourse (-7 points) et dans les fonds communs équilibrés (-7 points). En revanche, leur confiance dans les titres à revenu fixe est restée stable.

D’une manière générale, ce sont les épargnants de l’Ontario et des provinces de l’Atlantique qui se montrent les plus optimistes (+20 dans l’Indice Manuvie).

Le Québec, quant à lui, arrive au dernier rang (+9), derrière l’Alberta (+14), qui enregistre un fort recul (-11 points par rapport à novembre 2014).

Près de la moitié des Canadiens (48 %) croient que les taux d’intérêt demeureront stables au cours des 12 prochains mois, tandis que plus des trois quarts (77 %) pensent que cela n’aura pas d’incidence sur leur stratégie de placement.

L’IMMOBILIER BOUDÉ

De plus en plus d’épargnants jugent qu’investir dans l’achat d’une maison est peu intéressant. Cette variable de l’indice a perdu trois points par rapport à l’an dernier. À noter que les deux baisses les plus importantes ont été enregistrées en Colombie-Britannique (recul de 13 points depuis l’automne 2014) et en Ontario (-6 points durant la même période).

Le rapport publié hier montre également que les Canadiens seront moins enclins à rembourser leur hypothèque ou à faire des rénovations au cours des prochaines années (-5 % en l’espace de six mois).

« Les épargnants au pays font face à de nombreuses incertitudes, notamment en raison de l’extrême volatilité des cours pétroliers et du dollar canadien, commente Frances Donald, économiste principale à Gestion d’actifs Manuvie. Le point le plus étonnant du sondage, c’est qu’ils sont de moins en mois enclins à investir dans leur propre maison.  »

Établi tous les six mois, l’Indice de confiance des épargnants Manuvie « reflète l’opinion des épargnants sur diverses catégories d’actifs et différents instruments d’épargne et de placement », selon la firme.

Ces données sont basées sur les résultats d’un sondage en ligne mené en décembre 2015 par Environics Research auprès de 2 252 personnes âgées de 25 ans et plus, dont 1 251 possédent un revenu familial annuel de 75 000 $ au minimum et un actif à placer d’au moins 100 000 $.

Les activités bancaires en ligne se développent

Selon le sondage, 82 % des Canadiens se servent d’outils en ligne pour gérer leurs finances. Cette proportion grimpe à 94 % dans le cas des épargnants fortunés (ayant un actif minimum de 100 000 $ à placer).

Les ordinateurs sont encore les outils qu’ils utilisent le plus fréquemment (90 %), mais un nombre croissant de particuliers se servent de leur téléphone intelligent pour faire des dépôts dans leurs comptes (36 %).

SUIVI DU RENDEMENT

À noter que près d’un sondé sur deux (47 %) pense toujours qu’il n’est pas sécuritaire de traiter ses affaires bancaires au moyen d’un téléphone.

Enfin, l’activité en ligne la plus courante chez les épargnants est le suivi du rendement de leurs placements : 75 % le font une fois par mois et 34 %, une fois par semaine.

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