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Les Québécois et les Montréalais timides pour bénéficier des allégements fiscaux

20 avril 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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ville_quebecLes résidents de Québec et de Montréal font partie des Canadiens qui sont les moins enclins à réclamer les crédits d’impôt les plus populaires, selon un sondage de la firme Intuit Canada.

En effet, bien que le crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire ait connu un franc succès cette année, à peine 16 % des Québécois et 14 % des Montréalais l’ont réclamé. Par comparaison, 32 % des résidents d’Edmonton ont indiqué qu’ils avaient, ou qu’ils allaient, le demander pour l’année d’imposition 2009.

Ailleurs au pays, on note les proportions suivantes de répondant qui prévoient demander ce crédit d’impôt valable pour 2009 seulement : Ottawa (30 %), Halifax (30 %), Winnipeg (29 %), Saskatoon (29 %), le Grand Toronto (27 %), Calgary (24 %) et Vancouver (21 %).

Intuit Canada n’explique pas pourquoi c’est différent dans la Belle Province. L’étude montre toutefois que les résidents de Québec et de Montréal sont rarement en tête de peloton lorsqu’il s’agit de bénéficier de certains allégements fiscaux.

C’est ce qui se produit avec le crédit d’impôt pour la condition physique des enfants. Encore une fois, c’est à Edmonton qu’on trouve la plus forte proportion de contribuables (12 %) qui avaient l’intention de réclamer ce crédit d’impôt. Calgary n’est pas loin derrière avec 10 %. Suivent Saskatoon (7 %), Vancouver (6 %), Ottawa (6 %), Halifax (6 %), Québec (5 %), le Grand Toronto (5 %), Winnipeg (5 %) et Montréal (3 %).

C’est un peu mieux en ce qui a trait au crédit d’impôt pour frais de scolarité : le Grand Toronto domine le classement avec 16 % de ses résidents qui prévoient le demander. Saskatoon arrive deuxième (15 %), Calgary et Québec, troisièmes avec 13 % chacun. Ensuite, on a Vancouver (12 %), Edmonton (12 %), Montréal (12 %), Halifax (11 %), Ottawa (11 %) et Winnipeg (9 %).

Comment les contribuables canadiens peuvent-ils passer à côté de ces crédits d’impôt ? Ici aussi, Intuit Canada ne formule pas de réponse probante. Cependant, elle fait remarquer que certains préparateurs de déclarations de revenus facturent des frais supplémentaires pour demander le crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire, par exemple.

Dans ces circonstances, si le montant additionnel à payer dépasse la valeur du crédit réclamé, les clients choisissent peut-être de laisser tomber, tout simplement.

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