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Les Québécois parmi les plus imposés en Amérique du Nord

26 septembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Les travailleurs québécois sont parmi les plus imposés en Amérique du Nord, révèle une nouvelle étude de l’Institut Fraser, et ce taux d’imposition élevé nuit à l’ensemble de l’économie.

En comparant les taux d’imposition applicables aux particuliers, aux sociétés et aux cotisations sociales du Québec avec ceux des autres provinces canadiennes et des états américains pour 2014, l’étude Compétitivité fiscale du Québec : une barrière à la prospérité note plusieurs impacts de cette taxation sur la performance économique des dix dernières années.

Des chiffres, des faits

Plusieurs données soulignent un manque de compétitivité fiscale du Québec, notamment au plan de l’impôt des particuliers. Pour un contribuable québécois ayant un revenu annuel de 50 000 $, le taux d’imposition de 16,37 % est le plus élevé du Canada et des états américains.

Pour ceux ayant un revenu annuel de 150 000 $, le taux applicable de 20,97 % constitue le deuxième plus élevé, un indice que vient alourdir l’impôt fédéral. L’étude note aussi que le taux d’imposition des sociétés du Québec, chiffré à 11,9 %, est supérieur à ceux de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

Le PIB en question

De 2003 à 2012, le PIB québécois (valeur de tous les biens et services produits) a enregistré une croissance annuelle moyenne de 1,5 %, le reléguant au septième rang canadien, alors que le PIB par habitant (indicateur du niveau de vie) s’est avéré le plus faible. L’indice de croissance du PIB par habitant de 0,7 % classe la province avant-dernière au pays.

Pour la même période, seules les provinces de l’Atlantique ont enregistré un taux de chômage supérieur à celui du Québec (7,0 %), alors que la croissance de la formation brute de capital fixe, mesurant le taux d’investissement des entreprises, s’est avéré le quatrième plus faible.

En s’interrogeant sur les raisons de cette faible performance économique du Québec, l’étude répond : « Lorsque les impôts sont élevés, les particuliers épargnent moins, moins d’entreprises sont créées et les entreprises établies limitent les embauches et leurs investissements. »

On y ajoute que « les taux d’imposition du Québec pourraient faire fuir les travailleurs hautement qualifiés, comme les médecins et les ingénieurs, qui sont susceptibles de déménager là où les taux d’imposition sont plus faibles ».

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