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Les Québécois préfèrent la banlieue

25 mars 2015 | La rédaction | Commenter

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Les Québécois préfèrent les banlieues et les petites villes ou la campagne quand il s’agit de choisir où vivre en famille, selon un sondage publié hier par la Banque TD.

Réalisée en ligne par Environics Research Group auprès de 4 455 parents et futurs parents entre le 20 janvier et le 8 février, cette enquête d’opinion pancanadienne montre que 39 % d’entre eux plébiscitent les petites villes ou la campagne, 37 %, les banlieues, et 19 %, la ville.

À l’examen des données à l’échelle nationale, on constate la présence d’un fossé générationnel marqué, les répondants plus jeunes préférant vivre en ville alors que les plus âgés choisissent les petites villes ou la campagne.

Les avantages de la ville…

Toutefois, lorsque vient le temps d’élever une famille, les sondés de tous les groupes d’âge conviennent que le meilleur endroit où vivre est la banlieue.

Les membres de la génération Y sont les plus susceptibles de vouloir vivre dans une grande ville (38 %), suivis par ceux de la génération X (36 %). De leur côté, les parents et futurs parents de ces deux groupes affirment que les embouteillages et les prix trop élevés des maisons sont les principales raisons pour lesquelles élever une famille en ville est peu attrayant.

Selon l’enquête de la TD, les avantages de la vie en ville pour une famille québécoise sont, dans l’ordre : la proximité de services (éducation, santé, commerces, etc.) et de lieux de divertissement (58 %), la perspective de déplacements moins longs (44 %), la possibilité d’aller à pied d’un point à un autre (36 %) et l’existence de transports en commun (31 %).

… et ses inconvénients

Pour ce qui est des inconvénients, les Québécois, toutes générations confondues, placent la congestion routière en tête de liste (50 %), suivie par le bruit (49 %), le manque d’espaces verts (48 %), l’espace intérieur des maisons trop petit (46 %) et le prix trop élevé de l’immobilier (38 %).

« Les résultats de ce sondage soulignent l’importance de faire le bon choix pour chaque étape de la vie, commente Christian Gagnon, directeur régional principal à la TD. Ainsi, bon nombre de personnes plus jeunes comprennent clairement l’intérêt de vivre en ville, mais il peut y avoir un prix à payer pour cela. » D’où l’importance « de commencer à épargner le plus tôt possible pour acheter la maison de ses rêves ».

L’enquête constate par ailleurs que de nombreux jeunes adultes envisageraient de vivre en ville s’ils pouvaient trouver une copropriété de taille convenable dans laquelle élever leur famille. »

Planification rigoureuse 

Selon Christian Gagnon, passer d’une plus petite propriété à une plus grande, surtout si l’on veut rester en ville, exige de procéder à une planification rigoureuse et, notamment, d’épargner afin de couvrir les coûts plus élevés associés à un tel achat.

Il recommande par exemple le recours à un compte d’épargne libre d’impôt afin d’y déposer de l’argent de manière à épargner non seulement en vue d’un futur déménagement, mais aussi des éventuels versements hypothécaires plus élevés de la plus grande propriété.

La TD rappelle aussi que les acheteurs d’une première propriété peuvent envisager de cotiser à un régime enregistré d’épargne-retraite et profiter de la possibilité de retirer jusqu’à 25 000 dollars libres d’impôt dans le cadre du Régime d’accession à la propriété du gouvernement du Canada.

Une croissance de 1,9 % en 2015?

La TD a revu à la baisse ses prévisions pour l’économie canadienne. Désormais, la banque s’attend à ce que la chute du cours du pétrole brut lui nuise davantage que prévu au premier trimestre, avant d’enregistrer un mieux durant la seconde moitié de l’année.

Ainsi, elle mise dorénavant sur une croissance annualisée de 0,5 % pour les trois premiers mois de 2015. Cette prévision est toutefois largement inférieure à celle de la Banque du Canada, qui anticipe 1,5 % pour la même période.

Globalement, la TD prévoit que la croissance atteindra 1,9 % pour l’ensemble de l’année, tandis que sa prévision pour 2016 (+ 2,2 %) demeure inchangée.


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