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Immobilier

Les Québécois trop pressés d’acheter leur première maison

19 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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Epargne_Maison_Hypotheque_Choix_RRC_PhotoGallery_621Un Québécois sur quatre (25%) désireux d’acheter sa première propriété se dit prêt à faire les choses rapidement de peur de rater une bonne occasion, même s’il court le risque de manquer de fonds, selon un sondage publié hier par la TD.

Les deux autres grandes craintes des futurs acquéreurs sont, dans l’ordre : acheter trop rapidement afin de gagner une guerre d’enchères (13%) et risquer d’être mis à l’écart du marché (10%).

À noter que près d’un répondant sur trois (30%) avoue «ne pas comprendre tout ce qu’implique financièrement l’achat d’une propriété».

«L’ACHETEUR DOIT FAIRE SES DEVOIRS»

«La période de frénésie immobilière du printemps peut donner lieu à des guerres d’enchères dans le marché. De plus, les études suggèrent que les acheteurs potentiels sont déjà préoccupés par le fait de devoir accélérer le processus», commente Jean-François Laurin, directeur régional, Est du Canada, Spécialiste hypothécaire mobile chez TD Canada Trust.

Or, «il y a plus que le prix d’achat, le taux d’intérêt et les versements hypothécaires mensuels à prendre en considération et il est essentiel que les acheteurs se gardent suffisamment de temps pour faire leurs devoirs», souligne-t-il.

Dans le marché immobilier concurrentiel du Québec, il peut être difficile d’acheter la propriété de ses rêves tout en respectant son budget, note la TD.

«Afin de ne pas dépenser plus que l’on peut se le permettre, il est important de comprendre la différence entre son budget et le montant du prêt hypothécaire auquel on est admissible», indique la banque.

DISPOSER D’UNE MISE DE FONDS SUFFISANTE

Même si une préapprobation hypothécaire peut aider un acheteur à magasiner, celui-ci doit d’abord évaluer sa situation financière pour déterminer le montant qu’il pourra verser chaque mois, sans oublier d’y inclure les dépenses courantes (épicerie, frais de garderie, transport, objectifs d’épargne à long terme, etc.), explique l’institution financière.

En cas d’écart entre le budget qu’il s’est fixé et le prix de vente de la maison qu’il convoite, Jean-François Laurin lui suggère d’envisager d’autres options ou de reporter l’achat jusqu’à ce qu’il ait amassé une mise de fonds plus élevée.

«Nous recommandons aux acheteurs d’une première propriété d’économiser pour avoir une importante mise de fonds, même si cela implique de retarder l’achat, précise-t-il. En fait, plus la mise initiale est élevée, moins les acheteurs ont à emprunter d’argent, ce qui leur permet ainsi d’économiser à long terme sur les frais d’intérêts.»

Par exemple, un acquéreur qui dispose d’une mise de fonds d’au moins 20% pourra également «économiser dès le début sur les primes d’assurance pour prêt hypothécaire», explique le dirigeant.

SAVOIR TIRER PARTI D’UN RAP

L’une des façons de maximiser sa mise de fonds est de tirer parti du Régime d’accession à la propriété (RAP), qui permet à un acheteur de retirer jusqu’à 25 000 $ de son REER pour l’acquisition d’une première propriété, rappelle la TD. Toutefois, comme cette somme doit être remboursée dans un délai de 15 ans, il est important qu’il en tienne compte dans son budget total.

«Il est compréhensible que les acheteurs ne veuillent pas rater l’occasion d’acheter la propriété de leurs rêves, mais cela ne doit pas leur coûter plus qu’ils ne peuvent se le permettre», conclut Jean-François Laurin.

Le sondage a été réalisé entre le 25 février et le 17 mars par Environics Research Group auprès d’un échantillon national de 6 337 Canadiens âgés de 18 ans ou plus.

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