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Les québécois voient la retraite avec optimisme

14 avril 2008 | Commenter

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Selon un sondage rendu public par AXA, les Québécois prendraient leur retraite plus tôt que les autres et percevraient leur retraite avec optimisme. Par ailleurs, les retraités canadiens se déclarent très heureux et en meilleure santé que les autres.

C’est ce qu’a révélé sommairement Robert Landry, vice-président exécutif, Assurances de personnes et Services financiers, chez AXA, qui a présenté les résultats du Baromètre AXA de la Retraite, une étude réalisée dans 26 pays.

À quel moment prendre sa retraite?
Le sondage révèle entre autres que la grande majorité des retraités canadiens (85 %) ont quitté la vie active avant l’âge légal de la retraite et ce, sur une base volontaire.

Les travailleurs actifs aimeraient prendre leur retraite au même âge que leurs prédécesseurs (soit environ 57 ans), mais ils sont conscients qu’ils devront sans doute travailler quelques années de plus, au moins jusqu’à l’âge de 60 ans.

À propos de l’augmentation de l’âge de la retraite, les avis des Canadiens sont relativement partagés : les travailleurs actifs hésitent à se prononcer tandis que les retraités y sont plutôt favorables. Les Québécois y sont nettement plus opposés que la moyenne. Dans l’ensemble, les Canadiens pensent que l’âge maximum de la retraite peut être augmenté de deux ou trois ans.

Les sources de financement de la retraite
Le sondage indique aussi que les cotisations au régime public de retraite et l’adhésion à un régime d’épargne retraite assorti d’avantages fiscaux sont les deux principales sources utilisées pour financer la retraite au Canada.

Chez les travailleurs actifs, la contribution à un plan d’assurance-vie se distingue également, notamment chez les 45-54 ans et parmi les Québécois. Sans surprise, les personnes à hauts revenus ont tendance à diversifier les sources de financement de leur retraite.

Pour le financement de leur retraite, les travailleurs actifs comme les retraités ont tendance à massivement privilégier des produits financiers sans risque, quitte à avoir un moindre rendement. Les retraités plus, souvent plus conservateurs, sont encore plus prudents à ce sujet puisque seulement 16 % d’entre eux, contre 28 % chez les personnes actives, choisiraient un produit risqué, mais à haut rendement.

Une situation problématique, mais pas en crise
Autre aspect intéressant, le Canada se classe parmi les pays où l’on considère le plus l’individu et l’employeur comme responsables du financement de la retraite et le moins le gouvernement.

Quoique quelque peu surprenante, cette réponse peut s’expliquer puisque la majorité de la population canadienne estime que le régime de pension du gouvernement a des problèmes sans toutefois le juger véritablement en crise. Cette perception est exacerbée au Québec où l’on valorise le plus le rôle social de l’État et où le vieillissement de la population est le plus marqué.

D’ailleurs, les travailleurs actifs sont nettement plus nombreux que les retraités à juger la situation problématique, certainement parce que la situation risque d’être plus critique lorsqu’ils auront atteint l’âge de la retraite. Quoi qu’il en soit, le Canada fait partie des pays où l’on pense le moins qu’une réforme de la retraite aura lieu dans les dix ans à venir.

Le Baromètre a été conçu pour aider à approfondir la compréhension du vieillissement et de la retraite, et à mieux percevoir comment, dans les diverses parties du monde, les personnes au travail et les retraités envisagent les problèmes liés à ces phénomènes et comment ils y réagissent lorsqu’ils y sont confrontés.

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