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Les Québécoises tardent à planifier leur retraite

10 octobre 2007 | Commenter

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Les conseillers à la recherche d’un créneau porteur devraient cibler les Québécoises, si l’on se fie à une étude récente de la Banque Scotia.

En effet, seulement 38 % des femmes québécoises disent avoir réfléchi à la plupart des aspects de la retraite(finances et style de vie), comparativement à 44 % des hommes. Vingt-neuf pour cent des hommes et 25 % des femmes affirment s’être penchés sur les aspects financiers de la retraite, mais non sur les aspects relatifs au style de vie.

Pour ce qui est du volet financier, les hommes et les femmes conviennent également que le changement le plus important qu’ils doivent faire pour accroître leurs chances de bénéficier d’un revenu suffisant à la retraite est d’épargner davantage, même si une plus grande proportion de femmes(40 %)que d’hommes(34 %)le croient. Une proportion de 20 % des hommes estiment plutôt que le principal changement qu’ils doivent faire est de trouver des placements produisant un rendement plus élevé, tandis que seulement 15 % des femmes mentionnent cette solution.

En ce qui concerne le style de vie à la retraite, 23 % des hommes seraient heureux de passer du temps uniquement avec leur conjointe ou leur partenaire à la retraite. Dans l’ensemble, seulement 15 % des femmes partagent cette idée, tandis que 30 % comptent profiter d’une vie sociale active entourées de nombreux amis et membres de la famille. À l’opposé, seulement 20 % des hommes s’attendent à avoir une vie sociale bien remplie.

La Scotia constate donc que les Québécoises accusent un retard en matière de planification de retraite, non seulement par rapport aux hommes de la province, mais par rapport également aux femmes du reste du pays. Cette lacune semble avoir un effet sur leur confiance. En effet, 14 % des Québécoises sondées déclarent ne pas être très confiantes en leur capacité de bénéficier d’un revenu suffisant à la retraite, comparativement à 5 % des hommes. Une proportion de 70 % des hommes et de 65 % des femmes au Québec disent avoir confiance en leur capacité de bénéficier d’un revenu suffisant à la retraite.

L’étude de la Scotia n’était pas un sondage téléphonique standard. Chaque personne choisie devait remplir un questionnaire séparément afin qu’il soit possible de vérifier le véritable niveau d’entente d’un couple. L’étude visait à examiner l’attitude face à la retraite et les priorités au chapitre du style de vie de couples canadiens dont au moins un membre était âgé de plus de 50 ans, travaillait toujours et se préparait en vue de la retraite.

« Il est troublant de savoir que plusieurs personnes dans la cinquantaine n’ont pas du tout réfléchi à leur retraite. Il s’agit pourtant de planifier une nouvelle étape de leur vie afin d’en profiter pleinement. Il est important de bien planifier à l’avance. Il est essentiel d’élaborer un plan de retraite qui tient compte aussi bien du style de vie que des solutions financières nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Un conseiller professionnel peut aider un client à bien définir ses buts, puis collaborer avec lui afin d’établir un plan financier en conséquence », a expliqué Brian Lafleur, directeur général de la maison ScotiaMcLeod.

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