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Les REEE, toujours aussi méconnus

12 juillet 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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etudes_100Vos clients doivent avoir besoin de vos lumières en matière d’épargne-études, si l’on se fie à une étude de CGA-Canada sur les REEE. En effet, par manque de compréhension et de sensibilisation, les Canadiens sont loi de profiter de tous les avantages que recèlent les REEE.

CGA-Canada constate que les familles à faible revenu étaient moins sensibilisées aux REEE et tiraient moins partie de ses possibilités que les familles à revenu élevé. « Les efforts actuels du gouvernement pour combler cet écart ne semblent pas avoir un effet durable. En effet, alors que les Canadiens se voient offrir un moyen unique d’aider leurs enfants à accéder à des études supérieures, les taux d’utilisation demeurent insatisfaisants », note CGA-Canada.

Selon divers sondages, plus des trois des Canadiens savent que les REEE existent dans le but d’aider au financement des études postsecondaires. Mais lorsqu’on leur demande d’en expliquer le fonctionnement, le taux de bonnes réponses chute rapidement. Résultat encore plus révélateur, seulement un tiers de tous les participants avaient entendu parler de la SCEE, soit la subvention qu’accorde le gouvernement fédéral aux parents qui cotisent à un ou des REEE. « Parmi eux, seul un quart en possédait une connaissance adéquate », précise CGA-Canada.

En ce qui a trait au Bon d’études canadien (BEC), la sensibilisation est encore moindre. Seulement 10 % des personnes sondées avait entendu parler du BEC et la majorité (59 %) d’entre elles ne pouvaient donner des détails sur celui-ci (21 % pouvaient le définir, mais ne le connaissaient pas parfaitement).

Encore une fois, les familles dont les enfants sont âgés de moins de 4 ans étaient plus susceptibles d’avoir entendu parler du BEC que les familles dont les enfants sont âgés de plus de 11 ans. Tout au long de l’étude, CGA-Canada a observé une corrélation uniforme entre le niveau de scolarité des parents et la sensibilisation aux REEE. « Plus les parents sont scolarisés, plus ils sont susceptibles de connaître le REEE », dit-il.

L’étude de CGA-Canada ne traite pas de l’Incitatif québécois à l’épargne-études (IQEE), subvention supplémentaire à la SCEE et qu’accorde le gouvernement du Québec dans certaines conditions. Mais on peut présumer que les participants québécois n’en ont qu’une connaissance limitée.

CGA-Canada se dit préoccupé de la façon dont le public canadien perçoit les REEE. Il faut que l’épargne-études soit vue comme une solution pratique qui procure des avantages substantiels à ceux qui y participent. « Des rapports ont montré que les institutions financières abordent les nouveaux parents en vue de leur proposer la mise sur pied d’un REEE avec une attitude mercantile, ce qui a un effet négatif », déplore l’organisme.

Tout cela est bien triste, car, compte tenu des améliorations qui ont été apportées au programme avec les années, les REEE sont devenus des instruments d’épargne particulièrement efficaces pour les familles à faible revenu. « Ils réussissent à atteindre leur objectif de rendre les études postsecondaires plus abordables et plus accessibles pour les Canadiens », plaide CGA-Canada.

Dommage que les Canadiens n’en tirent pas meilleur parti.

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