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Les REER en perte de popularité

12 janvier 2010 | Ronald McKenzie | Commenter

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Les baby-boomers vieillissants cotisent de moins en mois à leur REER. Cette tangente vers le bas devrait durer jusqu’en 2020, estiment les Services économiques RBC.

S’appuyant sur les tendances des 40 dernières années en matière de cotisation REER, RBC constate que, des années 1960 aux années 1990, les contributions ont connu une croissance constante. Mais elles ont ensuite commencé à baisser en 1997 et ont continué à chuter jusqu’en 2008, au rythme du vieillissement des baby-boomers, qui cotisent dans une moindre mesure.

Baisse des fonds disponibles
« Cette tendance à la baisse ne signifie pas nécessairement que les Canadiens n’épargnent pas assez en vue de la retraite, mais la baisse de l’épargne peut avoir une incidence négative sur l’économie canadienne dans son ensemble, car moins de fonds sont ainsi disponibles pour financer des activités de placement », explique RBC.

Popularité par groupe d’âge
Les habitudes d’épargne varient beaucoup d’un groupe d’âge à l’autre. Par exemple, les cotisations diminuent dans la cohorte des 55 ans ou plus, et les Canadiens de 34 ans ou moins sont les moins enclins à contribuer à un REER. En revanche, l’augmentation la plus marquée des cotisations s’observe dans le groupe des épargnants âgés de 35 à 44 ans, suivie d’une hausse plus modeste chez les personnes de 45 à 55 ans.

Plusieurs facteurs influent sur les niveaux de cotisation. Ainsi, durant les périodes de ralentissement économique et de baisse des revenus, la croissance des contributions aux REER diminue. Elles augmentent lorsque les indices boursiers sont en hausse. Quant aux plafonds de cotisation, ils ont une incidence sur les niveaux de cotisation, mais cet effet semble diminuer depuis les dernières années. Mais, tout considéré, le vieillissement des baby-boomers sera l’un des principaux facteurs qui entraîneront la chute constante des cotisations REER au cours des dix prochaines années, «à moins que ne se produisent des changements radicaux dans les habitudes d’épargne», précise RBC.

Les Canadiens de 35 à 54 ans sont ceux qui ont le plus de défis à relever au chapitre de l’épargne. En effet, c’est pendant cette période qu’ils élèvent leur famille, achètent une maison et essaient d’économiser en vue de financer les études de leurs enfants. En principe, ils devraient préparer leur retraite, mais il faut admettre que la barre financière est haute.

« Voilà pourquoi il est important qu’ils disposent d’un plan à cette fin. Une planification avisée peut permettre de concilier les nombreuses priorités financières concurrentes tout en épargnant en vue de la retraite », conclut RBC.

Consultez l’étude de RBC sur la baisse des cotisations REER (en anglais).

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