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Les retraités condamnés à garder des placements risqués ?

4 mai 2010 | Commenter

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retraites_plage_425La crise financière de 2008-2009 et les déboires de l’économie grecque peuvent inciter les investisseurs préretraités et retraités à se réfugier dans des produits à capital garanti.

Pourtant, leur portefeuille devrait encore contenir une part non négligeable de titres de croissance, croit Kurt Reiman, stratège à la firme UBS AG. Sinon, un excès de prudence risque de conduire à l’épuisement prématuré du capital.

Dans le monde actuel, la théorie classique voulant que la pondération en titres à revenu fixe du portefeuille d’un aîné soit équivalente à son âge ne tient plus la route. Autrement dit, une personne de 70 ans ne doit pas nécessairement détenir 70 % d’obligations et 30 % d’actions dans son REER. Ce peut être une référence utile, mais certainement pas une vérité universelle.

C’est que les aînés d’aujourd’hui sont plus en forme que ceux de la génération précédente; leur espérance de vie tend à s’allonger. Même retraités, ils demeurent des consommateurs actifs. Ils n’ont peut-être plus d’hypothèque à payer, mais ils doivent financer les voyages qu’ils prévoient effectuer aux quatre coins du globe. Résultat : leur besoin d’argent reste intense et « il risque de l’être pendant longtemps », dit Kurt Reiman.

Afin de répondre à cette pression budgétaire, les aînés actifs doivent moduler leurs portefeuilles de placements en conséquence. Il leur faut accepter de composer avec les risques financiers en augmentant leur exposition aux actions et aux fonds de croissance.

Même s’ils saisissent l’enjeu de cette problématique, de nombreux aînés sont allergiques à la volatilité des cours et aux fluctuations de la valeur de leurs avoirs. Kurt Reiman leur recommande deux stratégies reconnues pour leur prudence, mais qui peuvent quand même générer de la croissance.

1. Échelonner sur une période de cinq ans la portion des titres à revenu fixe du portefeuille
Par exemple, la personne âgée peut se procurer cinq obligations : la première arrive à échéance dans un an, la deuxième, dans deux ans, la troisième, dans trois, et ainsi de suite. « Cette personne dispose ainsi d’une période de cinq au cours de laquelle elle n’a pas à toucher à ses titres de croissance. Elle peut passer à travers une tempête financière », note Kurt Reiman.

2. Remplacer les titres à revenu fixe par une rente
Si la longévité de l’aîné représente un problème réel, l’achat d’une rente viagère peut régler la question. Avec une rente, le client est assuré de toucher des revenus réguliers et prévisibles jusqu’à la fin de ses jours. Il peut donc être plus audacieux avec la partie croissance de son portefeuille.

Quelle que soit la formule retenue, la personne âgée doit se sentir à l’aise avec la composition de son portefeuille. Le travail du conseiller consiste à la rassurer en lui expliquant pourquoi il est nécessaire de viser de la croissance. Car l’argent qui dort dans des produits garantis peut être en sécurité, mais il n’est certainement pas à l’abri des risques.

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