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Les retraités canadiens mieux nantis que les retraités américains

15 février 2010 | Commenter

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Selon une étude de la TD sur le comportement des retraités canadiens et américains en matière de retraite, les retraités canadiens auraient beaucoup mieux surmonté la récession que leurs homologues américains : alors que les retraités américains sont deux fois plus nombreux à craindre de manquer d’argent, les Canadiens ont deux fois plus de chance de réaliser leurs rêves en matière de retraite.

« À titre d’institution nord-américaine, nous apportons une attention constante aux expériences de nos clients des deux côtés de la frontière, affirme Frank McKenna, vice-président du conseil, Groupe Financier Banque TD. Au nord de la frontière, l’approche plus prudente des Canadiens au chapitre des finances et leur système bancaire toujours aussi solide leur ont donné une plus grande tranquillité d’esprit et une probabilité plus forte de pouvoir réaliser la retraite qu’ils avaient envisagée. »

Les Canadiens trop sages ?
Lorsqu’on leur demande s’ils sont en train de réaliser leurs rêves en matière de retraite, près de 70 % des Canadiens affirment que leur retraite ressemble exactement ou presque à ce qu’ils avaient imaginé, comparativement à seulement 47 % des Américains. Un Américain sur quatre considère qu’il ne vit pas du tout la retraite de ses rêves, et 29 % des retraités américains déclarent que leur retraite ne ressemble pas du tout à ce qu’ils avaient imaginé.

Dans l’ensemble, les retraités américains s’inquiètent davantage de leurs finances que leurs homologues canadiens : 38 % des Américains affirment n’avoir vraiment pas économisé suffisamment d’argent (contre 21 % des Canadiens) et, alors que 21 % des Américains considèrent ne pas avoir commencé à épargner assez tôt, seulement 10 % des Canadiens expriment ce même avis.

«  Il y a une idée reçue plutôt négative selon laquelle les Canadiens seraient un peu trop sages en matière de finances, remarque Patricia Lovett-Reid, première vice-présidente. C’est peut-être vrai, mais en matière de banque et de placement, ce n’est pas si mal d’être sage. »

Incidence de la récession
Selon les conclusions du rapport, les Américains profitent toujours de la vie, même si la récession les a touchés plus rudement que leurs voisins. La moitié des Américains sondés dépensent moins aujourd’hui en raison de la récession, mais profitent toujours bien de la vie.

Néanmoins, un retraité américain sur quatre s’inquiète d’épuiser ses économies. Vingt-huit pour cent des retraités affirment qu’ils devront peut-être se chercher un emploi pour gagner un revenu d’appoint. En revanche, le niveau de confiance des retraités canadiens est plus élevé : 30 % d’entre eux disent ne pas avoir été touchés par la récession, alors qu’ils ne sont que 12 % à s’inquiéter d’épuiser leurs économies et 10 % à envisager de se chercher un emploi.

Pas que l’aspect financier
Fait intéressant, le principal conseil des retraités américains aux futurs retraités est de s’occuper davantage de leur santé (53 %); deuxièmement, les futurs retraités doivent s’assurer avec leur conjoint de partager la même vision de la retraite (50 %), et finalement, qu’ils maximisent les cotisations à leurs régimes de retraite (38 %).

Au contraire, les Canadiens sont davantage axés sur leur santé financière. Le principal conseil des retraités canadiens est de maximiser les cotisations à ses REER (48 %) et ensuite de discuter avec son conjoint de ses rêves en matière de retraite (46 %), et en dernier lieu, de s’occuper de sa santé (36 %).

Leçons apprises
Lorsqu’on leur demande quelles erreurs ils auraient commises dans la planification de leur retraite, un nombre important de retraités à la fois canadiens et américains affirment n’avoir commencé à épargner qu’après l’âge de 40 ans (28 % des retraités canadiens et 32 % des retraités américains).

Parmi les aspects les mieux réussis de leur planification de retraite, ils mentionnent le fait d’avoir travaillé pour une entreprise offrant un régime d’épargne ou de retraite avec cotisation de contrepartie (39 % des Canadiens et 27 % des Américains) et d’avoir vécu selon leurs moyens (28 % des Canadiens et 27 % des Américains).

« L’idéal, c’est de vivre selon ses moyens, surtout si vous savez quels seront ces moyens au moment de la retraite, explique Mme Lovett-Reid. Ce qui est souhaitable à la retraite, c’est de pouvoir choisir, plutôt que d’avoir à éliminer, des choses. »

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