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Assurance

Les risques de l’assurance vie temporaire

22 août 2012 | La rédaction | Commenter

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L’assurance vie temporaire se veut la préférée des conseillers en sécurité financière et l’éternelle chouchou des clients par le fait même. Les premiers aiment la vendre pour sa facilité à être expliquée, pour son prix abordable qui facilite la vente et pour les renouvellements souvent gagnés d’avance. Les seconds, quant à eux, en raffolent pour sa simplicité et son coût raisonnable. Malgré tout, un problème majeur demeure, parfois, avec l’assurance à terme.

C’est ce qu’explique Helena Smeenk Pritchard sur Advisor.ca, dans le texte intitulé The trouble with term insurance.

Les compagnies d’assurance ne sont pas obligées de faire parvenir à leurs clients des relevés annuels, des avis de conversion ou de renouvellement ou encore des avis de non-paiement de primes, par exemple. Même si ces pratiques demeurent la norme dans l’industrie, les assureurs tendent à éliminer cette pratique au profit des avancées technologiques désormais disponibles, et dans l’objectif de diminuer fortement les coûts associés aux envois postaux.

Ainsi, plusieurs assureurs communiquent électroniquement et directement avec le conseiller en sécurité financière détenteur du dossier concerné. Advenant l’éventualité d’un bris d’équipement informatique, d’une panne de serveurs, d’un oubli du professionnel en question, les clients qui possèdent de l’assurance vie temporaire pourraient – bien malgré eux – louper des dates importantes pour convertir ou renouveler leur police d’assurance.

Par exemple, l’oubli de convertir une assurance vie temporaire à l’âge de 65 ans pourrait obliger l’assuré à renouveler sa police d’assurance à un taux de prime nettement plus élevé. L’auteur cite en exemple un cas qui lui a été rapporté : un assuré a vu sa prime mensuelle passer de 300 à 2100 dollars – soit une hausse douloureuse de 630 % – parce que ni lui ni son conseiller, débordés et en l’absence d’avis de fin de terme, ne s’est souvenu que la date était venue. Or, le client, après une maladie grave, ne présentait plus le même risque aux yeux de l’assureur, qui lui a donc facturé le gros prix.

La responsabilité de se manifester avant la date limite incombe évidemment au détenteur de la police temporaire, mais en tant que conseiller en sécurité financière, vous avez la responsabilité morale de prendre les devants pour éviter aux clients les déboires éventuels d’une nouvelle demande de souscription, estime Helena Smeenk Pritchard.

Pour éviter de tels désagréments, l’auteure suggère notamment de contacter les clients qui bénéficient d’une police à terme dans l’objectif de fixer une rencontre huit mois avant la date d’anniversaire concernée. Lors de ce même rendez-vous, il peut s’avérer pertinent de demander à son client d’évaluer quels seront ses besoins d’assurances dans dix ans, dans l’objectif d’explorer les besoins d’assurance à venir et d’identifier de meilleures options que l’assurance vie temporaire, par exemple.

Cet article tiré d’Advisor.ca a été adapté par Dominique Lamy.

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