A A A
Immobilier

Les saisies de maisons pourraient connaître une forte hausse

8 avril 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Si la tendance se confirme, le nombre de maisons reprises par des prêteurs hypothécaires risque de s’envoler au cours des prochains mois, selon les dernières données publiées par GDL Crédit Ressource.

En effet, bien que le nombre de propriétés saisies au Québec ait peu augmenté en mars, la firme a enregistré le mois dernier une forte hausse des préavis de saisie adressés aux propriétaires (ces préavis leur donnent un délai de 60 jours pour effectuer leur paiement).

Au total, GDL a ainsi recensé 965 préavis le mois dernier, soit une augmentation de près de 22 % par rapport à la même période l’an dernier et un quasi record depuis cinq ans.

Une propriété sur cinq saisie

C’est dans l’île de Montréal qu’ils sont les plus nombreux (187), suivie par les régions de Laval-Laurentides (175) et de la Montérégie-Rive-Sud (129).

En règle générale, indique GDL, une propriété sur cinq concernée par un préavis est réellement saisie par ses créanciers.

De leur côté, les reprises hypothécaires ont été de 216 en mars, ce qui représente une hausse de 3,4 % par rapport à la même période l’an dernier.

Dette moyenne : 178 800 $

Cette fois, c’est la région de Laval-Laurentides qui arrive en tête de peloton (39 propriétés), suivie par celles de la Mauricie-Lanaudière (32 unités) et de la Montérégie-Rive-Sud (28 unités).

Par ailleurs, toujours en mars, la moyenne de la dette hypothécaire liée aux maisons saisies s’est élevée à 178 800 $.

« La hausse des préavis de 21,84 % que nous avons observé en mars pour l’ensemble du Québec peut certes signifier un plus grand nombre de saisies deux mois plus tard, mais comme depuis le début de l’année la hausse a été de 5,42 %, on ne peut pas encore vraiment parler de tendance », relativise Philippe Langlois, analyste chez GDL.

Beaucoup de raisons possibles

« Un tel bond est difficile à expliquer, car plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte, poursuit-il. Les hausses des dernières années ont généralement été attribuables à un délai de vente immobilière plus élevé, mais d’autres facteurs influencent aussi les données, comme les pertes d’emploi, l’état de l’économie, ou encore les divorces ou les séparations, notamment. »

« Est-ce que l’hiver très froid a coûté plus cher en électricité aux Québécois? Ça pourrait être l’une des centaines de raisons expliquant cette variation à la hausse. »

Sa conclusion? « Personne ne peut réellement prévoir ce qui se passera au cours des prochains mois. »

À lire également

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques