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Immobilier

Les Y mettent 235 000 $ dans leur première maison

14 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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premiere_maison_cles_achat_immobilier_425Les Québécois de la génération Y (nés entre la fin des années 1970 et le début des années 2000) s’attendent à devoir débourser environ 235 000 $ pour s’acheter une première maison, révèle un sondage publié hier par la BMO.

Ce montant, le plus faible au pays, est nettement moins élevé qu’en Colombie-Britannique, par exemple, où se trouve le marché immobilier le plus onéreux avec la ville de Vancouver. Un premier logement y coûte en moyenne plus de 478 000 $.

Il est également inférieur à la moyenne enregistrée en Ontario (415 000 $), en Alberta (386 500 $), dans les Prairies (264 500 $) et les provinces de l’Atlantique (254 000 $). La moyenne nationale, elle, avoisine les 350 000 $.

MISE DE FONDS AU QUÉBEC : 30 000 $

Pour faire un tel achat, les Canadiens estiment qu’ils devraient amasser environ 15 % du prix d’acquisition pour se constituer une mise de fonds, soit 53 000 $ en moyenne. Au Québec, ce pourcentage est légèrement inférieur (13 %) et la mise de fonds initiale des aspirants propriétaires représente donc plutôt environ 30 000 $.

La majorité des répondants (65 %) ont indiqué qu’ils dépendraient vraisemblablement d’une aide financière de leurs parents ou d’autres membres de leur famille lorsqu’ils procéderont à l’acquisition, un coup de pouce qui pourrait représenter jusqu’à 10 % du prix d’achat de la maison.

Une faible majorité (51 %) des Y sont propriétaires de leur résidence, tandis que la plupart des autres, c’est-à-dire les locataires, prévoient le devenir dans un délai de cinq ans.

LE PROBLÈME DE L’ACCESSIBILITÉ

Toutefois, relève la BMO, plus du quart d’entre eux (29 %) craignent de ne jamais avoir les moyens d’y parvenir. L’accessibilité représente une importante préoccupation pour ces acheteurs d’une première maison (voir l’encadré).

Quelque 60 % des sondés affirment d’ailleurs qu’ils parviennent difficilement à épargner dans cette optique, tandis qu’un quart d’entre eux (25 %) préfère attendre que le prix des maisons baisse. Au total, 37 % se disent préoccupés par l’augmentation des prix de l’immobilier et 42 % estiment qu’il est difficile de trouver une résidence abordable à l’endroit désiré.

Enfin, lorsqu’on leur demande quel type de propriété ils espèrent acheter, les répondants indiquent :

  • une maison individuelle (51 %);
  • un condominium ou un loft (29 %);
  • une maison en rangée (27 %);
  • une maison jumelée (20 %).

Le sondage a été réalisé du 14 au 17 mars par Pollara auprès d’un échantillon aléatoire de 2 079 Canadiens âgés de 19 à 35 ans partout au pays.

Les paiements hypothécaires sèment l’angoisse

Près de la moitié (49 %) des Canadiens interrogés pour un sondage de BMO citent le budget comme étant leur principale préoccupation lors de l’achat d’une maison.

Lorsqu’ils évaluent leur capacité financière à devenir propriétaire, plus des deux tiers (67 %) prennent d’abord en compte le montant des mensualités hypothécaires, tandis que 54 % considèrent le montant de l’hypothèque pouvant être obtenu de la banque.

Au total, plus de la moitié (57 %) des membres de la génération Y craignent de ne pas pouvoir obtenir un prêt hypothécaire préapprouvé et la moitié s’inquiètent de ne pas pouvoir s’acquitter de leurs paiements hypothécaires après l’achat.

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